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XVII. DESCRIPTION

formées de grosses perles, et les deux extrémités couvertes de fines ponctuations, éparses à l’extrémité atténuée, dispersées en lignes rayonnantes à l’extrémité capitée. C’est une belle espèce marine, longue de 10 cent, de mm. (Voir plus loin, p. 88).

Cette espèce, par ses valves cunéiformes, établit un passage au genre Meridion.

Meridion. — Le genre Meridion est très remarquable par la disposition en cercle que présentent ses frustules groupés valve contre valve. Il confine par là aux Asterionella et aux Thalassiothrix.

Cette disposition est due à ce que les frustules sont en forme de coin sur la face connective, de sorte que, restant réunis les uns aux autres par la face valvaire, ils composent des éventails, des cercles, ou même des rubans formant plusieurs tours de spire. Les valves

Fig-, 331. — Meridion circulare , Agardh.

sont aussi triangulaires, et sont marquées de côtes transversales entre lesquelles sont des stries fines.

Tel est le Meridion circulare, pour lequel Agardh a fondé ce genre en 1824. Les valves sont en coin, mais arrondies par la petite comme par la grosse extrémité, et d’une forme, d’ailleurs, plus ou moins lancéolée. Elles sont traversées par des côtes épaisses et espacées, au nombre de 3 environ dans 1 cent, de mm., entre lesquelles on compte 16 stries fines par centième de mm. Ces stries sont un peu interrompues à leur milieu, et il en résulte une ligne médiane lisse ou pseudo-raphé, très peu visible et souvent même tout à fait virtuelle.

La face connective est cunéiforme, et l’on voit sur ses bords les crans formés par les côtes qui traversent toute la valve, et viennent finir près de la zone connective. Quand les frustules sont réunis en éventails ou en cercles, les côtes de tous les frustules se correspondent valve à valve, ce qui contribue à faire une ornementation élégante à ces groupes. Entre les côtes on distingue, avec de plus

forts grossissements, le bout des stries fines, tournant sur la face connective entre les côtes.

Cette jolie Diatomée, dont les frustules n’ont guère plus de 2 1/2 cent, de mm., vit dans les eaux douces et n’est pas rare. Elle fournit différentes variétés à valves plus ou moins étroites ou larges, et qui passent les unes aux autres par tous les degrés de transition.

La variété Meridion circulare constrictum a les valves capitées à leur extrémité supérieure et le M. circulare Zinkenii présente des cloisons internes quand on l’examine par la face connective.

§ 2. Diatoma. — Denticula. — Fragilaria.

Diatoma. — C’est ce genre, établi par de Candolle en 1805, qui a été pris par le célèbre botaniste comme prototype de la famille entière, à laquelle a été dès lors attribué le nom de DIATOMÉES ou DIATOMACÉES. Les espèces qui le composent ont les valves elliptiques longues, lancéolées, présentant des côtes transversales entre lesquelles sont de fines stries. Ces dernières ménagent, dans l’axe longitudinal des valves, une étroite ligne lisse ou pseudo-raphé. Vus par la face connective, les frustules sont quadrangulaires. On les trouve réunis les uns aux autres par les angles, formant des chaînes enzig-zag. Souvent plusieurs frustules, résultant de division récente, restent adhérents valve à valve.

Les espèces que l’on rencontre par chaînes en zig-zag, les frustules parfois doubles, réunis par les angles, constituent les Diatoma vrais ; celles que l’on trouve en rubans plus ou moins longs, les frustules, ordinairement peu nombreux d’ailleurs, soudés valve à valve, constituent l’ancien genre Odontidium.

Parmi les Diatoma vrais, nous citerons :

Le Diatoma vulg are, de Bory Saint-Vincent, espèce commune, à valves elliptiques lancéolées, mais très variables dans leur contour et leurs proportions, marquées de 5 à 6 côtes assez fines dans 1 cent, de mm, et 16 stries délicatement perlées. La face connective est quadrangulaire longue, montrant sur ses bords l’extrémité des côtes et des stries. C’est une espèce des eaux douces que l’on trouve à peu près partout. Elle mesure de 4 à 6 cent, de mm. de long.

La forme de cette espèce varie beaucoup, avons nous-dit, ainsi que ses dimensions. Tantôt les valves sont larges, naviculoïdes; tantôt elles sont minces, bacillaires ou linéaires (. Diatoma vulgare lineare, W. Sm.); d’autres fois encore, elles sont resserrées au petit axe (D. vulg. constrictum , Grun.). On trouve même des variétés à extrémités capitées qui relient le D. vulgare à l’espèce suivante.

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