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XXII. DESCRIPTION

cation. Cette déduplication opérée, les valves entre lesquelles elle se produit prennent leur forme définitive.

Quoi qu'il en soit, les Rhizosoléniées ont en général la forme d'un cylindre, composé de la série de pièces siliceuses dont nous

Fig. 366. — Rhizosolenia styliformis, Brightw.

avons parlé, et terminé par deux valves coniques qui coiffent les extrémités et se prolongent en une pointe plus ou moins longue et aiguë. L'endochrôme, dans les Rhizosolenia, est composé de granules allongés dans le sens de l’axe du frustule, et non pas éparsr

mais disposés à la surface du protoplasma en lignes droites longidinales, et alternant d’une ligne à l’autre. — Les frustules sont parfois assez peu chargés de silice et souvent réunis plusieurs ensemble, par leurs bouts, par une sorte d’emboîtement réciproque des pointes qui terminent les valves.

Cette tribu ne comprend actuellement que deux genres ; Rhizosolenia, Ehb., et Cylindrotheca, Rab.

Les Rhizosolenia étaient connus d’Ehrenberg, qui a créé ce genre en 1843. Ils sont formés de frustules cylindriques, composés d’une série de pièces qui semblent s’emboîter ou s’imbriquer l’une l’autre, pièces polygonales, mais le nombre des côtés et les angles varient suivant les espèces. Aux deux extrémités, sont deux valves en forme de coiffe conique, à profil oblique, taillé en bec de plume à écrire; mais les deux extrémités sont taillées en sens inverse, et les frustules, en se réunissant en filaments, s’assemblent par les bizeaux. Ces extrémités sont munies d’une pointe qui semble enchâssée dans une sorte de bourrelet de la valve. Les pièces qui forment le corps du frustule sont ordinairement couvertes de stries fines.

Le Rhizoselenia s ty U for mis, Brightw, présente les caractères que nous venons de décrire ; à peu près cylindrique, de 6 à 20 fois aussi long que large (H. Yan Heurck), il comprend un nombre très variable de pièces siliceuses, qui sont marquées de stries perlées au nombre de 20 dans 1 cent, de mm. et qui s’ordonnent en trois systèmes obliques les uns aux autres à 60°, dont un transversal. La pointe qui arme les extrémités est raide, élargie et aplatie à la base. C’est une espèce marine, dont la longueur peut atteindre 40 cent, de mm., mais qui se brise très facilement, étant d’ailleurs assez faiblement incrustée de silice.

Le Rhizosolenia setigera, Bright. est plus petit, et les pièces qui composent le fût du cylindre sont beaucoup plus difficilement visibles. Les appendices des extrémités n’ont plus la forme des becs d’une plume à écrire, mais représentent une longue soie, raide et légèrement courbée, creusée en gouttière à sa base. Les stries sont très fines. Il vit dans l’eau de mer.

Ce curieux genre renferme encore plusieurs espèces intéressantes qui ont été décrites par Brightwell (1), et M. H. Peragallo en a découvert récemment plusieurs autres très remarquables dans la baie de Villefranche (2).

Cylindrotheca. — Ce genre, établi en 1859 par Babenhorst, ne renferme, que nous sachions, qu’uneseule espèce, le Cylindrotheca

(1) T. Mic. Journ, Month. VI.

(2) H. Peragallo. — Les Diatomées de Villefranche, 1889.

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