XXIII. DESCRIPTION
Les Syndendrium, Ehb. n’ont qu’une valve épineuse; quant aux Syringidium, Ehb., ils présentent une forme tout à fait particulière, laquelle a une grande analogie avec celle des Hemiaulus et offre une transition bien évidente avec les Biddulphiées.
Chez ces Syringidium, les frustules sont allongés, à peu près cylindriques, composés de deux valves, qui s’emboîtent sous une large membrane connective criblée de ponctuations. L’une d’elles se termine par deux cornes ou lobes, tandis que l’autre valve n’a ordi-
nairement qu’une corne, par atrophie ou inégal développement de l’autre corne, ce qui donne au frustule une extrémité plus ou moins en bec de flûte. Cette disposition, lorsque plusieurs frustules sont réunis les uns au bout des autres, sous leurs membranes connectives engainantes, donne à l’ensemble un peu l’aspect d’une flûte (ou plutôt d’une clarinette) ; d’où le nom du genre.
Nous donnons comme exemple le Syringidium eximium, Grun. des dépôts des Barbades.
Nous ferons remarquer que toutes ces curieuses Chætocérées, dont les frustules ont des valves dissemblables, proviennent des dépôts d’alluvion de l’Amérique du Nord, du Groenland, des Barbades, ou parfois se trouvent dans les guanos des îles de l’Amérique centrale
Fig. 375. — Syringidium eximium, Gr.
Fig. 376. — Hemiaulus Kittonn , Gr.
DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPECES (Suite)
. 17e Tribu BIDDULPHIÉES
La tribu des Biddulphiées constitue un groupe considérable d’espèces dont les formes sont très diverses, mais présentent toutes un endochrôme disposé en granules rayonnant autour d’un point central où paraît être situé le noyau, — du moins, d’après les figures données par M. Schulze et W. Smith. Les granules sont placés sur des filaments protoplasmiques partant du centre d’où ils s’irradient, non pas toujours sur des lignes droites comme les rayons d’un soleil, mais en formant un réseau anastomosé, à mailles allongées, du centre à la périphérie; les granules sont situés sur les nœuds de ce réseau. De plus, le plan du réseau est parallèle à la face connective des frustules, comme chez les Tabellariees à endochrôme rayonnant, les StriateUa et les Rhabdonema.
Fig. 377. — Amphitetras antediluviana , Ehb. montrant la disposition de l’endochrôme (d’après W. Smith).
Les frustules, vus par la face valvaire, ont une forme elliptique présentant souvent plusieurs étranglements. Ils sont très rarement circulaires, mais très souvent polygonaux, avec des formes géométriques, triangulaires, quadrangulaires, pentagones. Ces valves présentent souvent des cornes ou lobes, comme des boursouflures, notamment aux points qui forment les angles des frustules, et parfois aussi des épines ou piquants simples ou ramifiés. — De plus, elles sont, dans un très grand nombre d’espèces, marquées à leur surface