XXX. DESCRIPTION
gnent en stries longitudinales et transversales, au nombre de 10 environ dans 1 cent, de mm.
Sa variété biseriata présente une rangée de perles au bord suturai de chaque valve et une autre rangée au bord du disque.
Ces espèces n’ont guère que 1 à 1 1/2 cent de mm. de diamètre.
Au même groupe encore appartient le Gaillonella granulata, Ehb. , dont les valves présentent sur le disque de grosses granulations éparses avec une dentelure marginale. La face connective porte aussi de grosses granulations disposées en lignes longitudinales. C’est encore une petite espèce des eaux douces ayant de 1 à 2 cent, de mm. de diamètre.
Le Gaillonella arenaria, Moore, est une des plus grosses et des plus belles espèces du genre. Les frustules, cylindriques, bas, ont exactement la forme d’une boîte ronde, ce qu’on appelle une « boîteà pilules ». Le disque qui en constitue la face valvaire pré-
Fig. 449. — Gaillonella arenaria , Moore.
Face valvaire.
sente un espace central assez petit, couvert de granulations éparses, autour duquel rayonnent des stries ou côtes, de plus en plus fortes à mesure qu’elles s’avançent vers le bord où elles finissent en dentelures. Quand les frustules sont groupés en filament, les dentelures d’une valve s’engrènent avec celles de la valve contiguë appartenant au frustule voisin. Ces frustules, comme nous l’avons dit, envisagés sur la longueur du filament, sont beaucoup plus larges que hauts. Ils montrent sur le bord suturai des valves une rangée de petites perles, et sont recouverts d’une admirable striation ressemblant à celle du Pleurosigma angulatum et qui lutte de finesse avec celle de cette dernière Diatomée. Ils ont des parois épaisses et sont très fragiles.
Cette espèce vit dans les eaux douces et limoneuses ; on la trouve même dans les mousses qui bordent les ruisseaux sableux. Elle peut atteindre jusqu’à 12 cent, de mm. de diamètre.
Le Gaillonella sulcata , Ehb., a, comme l’espèce précédente, les frustules cylindriques, avec des valves dont la face valvaire, plate, présente une rangée marginale de grosses perles alternant avec des perles plus petites; puis concentriquement, une large
Fig-. 450. — Gaillonella arenaria , Moore. Fragment d’un filament (1).
bordure à fine ponctuation en quinconce, séparée par un cercle lisse d’un large espace central couvert de stries rayonnantes très fines. On voit que, par l’aspect du disque valvaire, cette espèce se rapproche, comme la précédente d’ailleurs, mais davantage encore, du type des Cyclotella. Les frustules, sur la face connective, montrent le long du bord suturai une rangée d’aréoles alternant avec une autre rangée composée d’aréoles plus petites.
C’est une espèce marine, mesurant de 3 à 5 cent, de mm. de diamètre. M. Grunow y reconnaît deux variétés : l’une, var. radiosa ,
Fig. 451. — Gaillonella sulcata, Ehb.
présente des stries rayonnant au centre, comme nous l’avons décrit ; l’autre, var. genuina , a le centre lisse.
Enfin, le Gaillonella Sol , Ehb. , était le type le plus remarquable du genre Or thosir a, que Thwaites avait établi en î 848 pour tout ce groupe de Gaillonella qui ont faire de jonction des frustules, c’est-
(1) Les deux rangées de perles qui bordent les valves le long de la suture sont figurées ici trop éloignées l’une et l’autre. (H. Van Heurck.)