DE MM. BÉZU, HAUSSER ET C
Les habiles constructeurs qui continuent, à Paris, l’ancienne et célèbre maison Prazmowsky, viennent de terminer un appareil pour la microphotographie qui nous paraît être ce qui s’est fait de mieux jusqu’à présent. Nous en donnons ci-dessous la figure et la description :
L’appareil est vertical et se compose de trois parties : 1° La première, est un solide tabouret formé d’une planche de noyer de 55 centimètres de long sur 45 de large, supportée par quatre pieds en fonte, hauts de 20 centimètres environ.
Ce tabouret porte à son centre le microscope établi sur un support en cuivre, à quatre pieds, qui s’élève et s’abaisse par un mouvement parallèle à l’aide d’une vis à large tête, placée entre ses pieds.
Le microscope est fixé sur ce support par son pied en fer à cheval, serré latéralement dans des coulisses et arrêté en arrière par une vis de pression. Ainsi maintenu, l’instrument ne peut avancer ni reculer, mais seulement s’élever ou s’abaisser avec le support, de manière à ce que la partie supérieure de son tube vienne s’em- * boiter dans le tube de la chambre noire.
2° Sur le tabouret est fixée la table qui porte la chambre noire. Cette table, formée d’une planche de chêne de 35 centimètres de long sur 25 de large, est portée par quatre pieds inébranlables en fonte, hauts de 45 centimètres. Elle est percée à son centre d’un trou que traverse le tube de cuivre, garni intérieurement de velours noir, dans lequel s’engage le tube du microscope.
3° La chambre noire est composée de trois parties : une petite caisse cubique en bois ayant 12 centimètres de côté, un soufflet et
le châssis portant la glace dépolie. Celui-ci est maintenu par deux fortes règles en fer, qui continuent les pieds postérieurs de la table et portent des glissières qui règlent la course du châssis lorsqu’on le fait monter et descendre à l’aide d’une double crémaillère, le soufflet s’allongeant et se raccourcissant en même temps. Ces règles ont un
Fig. 464. — Appareil microphotographique de MM. Bézu, Hausser et Cie.
mètre de hauteur au-dessus du niveau du tabouret. Quand le châssis est au point le plus élevé de sa course, l’image atteint 18 centimètres de diamètre.
Pour juger de cette image et régler la mise au point, la petite caisse placée à la partie inférieure de la chambre noire est munie d’un volet, derrière lequel, quand on l’ouvre, est une ouverture ronde munie d’une glace dépolie. Contre le fond opposé de la petite caisse est dressée une glace faisant miroir; à l’aide d’un petit levier latéral on incline la glace à 45° et l’image, interceptée, vient se pro-