‹ Les dieux antiques; nouvelle mythologie illustree d'apres George W. Cox et les travaux de la science moderne, a l'usage des lycees, pensionnats, ecoles et des gens du mondeChapitre 28 sur 72 · L-IRTEMIS GRECQUE OU U DUNE LITIHE · texte numérisé non relu

L-IRTEMIS GRECQUE OU U DUNE LITIHE

Artémis. — Artémis est la sœur de Phoïbos-Apollon, selon quelques lé§;endes la sceur jumelle, tandïsque, d'après d'autres, elle naquît avant lui. Possédant presque tous les pouvoirs de son frère et en montrant toutes les qualités, c'est ainsi qu'on la dépeint : comme lui, elle guérit des maladies et envoie les fléaux et, comme lui, darde des flèches qui ne manquent jamais leur but (fig. 82).

Mille impressions poétiques, qui se résument toutes en celle d'une pureté farouche convenant à une habitante des bois sacrés, environnent cette figure (fig. 83), dont la mythologie récente a fait la patronne de la chasse.

A proprement parler, Artémis n'a pas d'histoire mythique, bien qu'elle soit mêlée à beaucoup de ce qui arrive aux autres dieux. Ainsi elle donne à Procris son lévrier avec sa lance irrésistible et guérit Enée, blessé dans la guerre de Troie. C'est elle encore qui envoie le sanglier de Calydon en retour d'un affront qui lui est fait; et, pour un motif semblable, insiste sur le sacrifice d' Iphigénie, fille d'Agamemnon. La particularité qui se dégage de ces contes, la voici : Atalante, la vierge qui frappe la première

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ie sanglier de Calydon, est un dédoublement de la vierge déesse elle-même; Iphigénie, enfin, sauvée du jugement

d'Artémis, devint la prétresse de l'un de ses temples, et fut, dans quelques lieux, adorée pour elle.

Le lieu de naissance d'Artémis est Délos, dans quelques histoires; dans d'autres, Ortypie, noms qui entrent dans la légende de Photbos, Quant â l'idée qui s'attacha au

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nom d' Artémis, elle n'a point été partout la même. L'Artémis grecque, par exemple,

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diffère de celle présentée par l'Artémis éphésiennej autant que l'Adonis syrien diffère de l'Achille grec.

Diane.

■ Qu'est-ce que

Fig. 8$. — luua [eâmte).

Diane? La forme féminine du nom Dianus, ou JanuSj qui, à son tour, est apparenté à J uno : elle vient du grec Zeus

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ARTEMIS, n3

«t du sanscrit Dyaus^ le ciel. On l'identifia avec l'Artémis grecque, et c'est pourquoi on l'appela en latin sœur d'Apollon, Janus ou Dianus, lui, fut représenté par les Romains avec deux visages, regardant de deux côtés différents (fig. 85)— interprétation issue de ce que le peuple confondit à tort ce mot avec dis, duo, deux, dénotant : divisions. Qui ne sait qu'on tenait la porte de Janus, à Rome, ouverte en temps de guerre et fermée en temps de paix, et qu'elle ne fat fermée que six fois dans l'espace .de huit cents ans?

d'ATtdmli OD EHue.

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