NON IDENTIFIÉES AVEC DES DIEUX GRECS
Les Lares, d'abord: ce sont des déite's domestiques, qu'on paraît avoir regardées comme les âmes des ancêtres défunts j il y avait ceux non-seulement des familles, mais de la cité, de la contrée, des routes. Ils forment un groupe de la classe plus vaste, connue sous le nom de Pénates, ou dieux de la maison; dont le nom semble dérivé deyanus, une provision de nourriture. Des Pénates publics existaient, aussi bien que les Pénates privés. Connaît-on les Lares (fîg. 193) sous quelque autre nom? certes; on les invoque communément en tant que Mânes, nom général donné aux esprits des morts. Ce mot signiiie "les bons-, et se retrouve dans le nom de Mana, divinité italique (et dans le mot immanis, cruel).
Des esprits qu'on supposait capables de nuire aux vivants s'appelaient Lémures: les spectres des morts, généralement Larves,
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DEITES LATINES.
Les Palici sont deux déités jumelles, adorées en Sicile, dont on ne sait guère autre chose que le nom; lequel peut se rattacher, non sans quelque probabilité, à celui de Paies, déité rurale honorée particulièrement par les bergers.
Les Parques, selon les poètes des périodes avancées, sont trois sœurs qu'on identiiiait avec les Moires grecques, Clotho, Lachésis et Atropos.
Le nom des Fatès, qui
tig. 19»; — Les L«e*.
Signifie les Sorts, servait à
désigner les Parques. Le mot fatum, le Destin, veut
dire «une chose proférée"; et répond à l'Aïsa des Grecs, qui est le nom proféré de Jupiter, c'est-à-dire la Nécessité ou la Destinée.
Il y avait des Génies (fig.
194) : êtres surhumains, dont la vie, selon la croyance des vieilles races italiques, cessait avec celle des personnes qu'ils gardaient.
Le titre latin de dieux Indigètes était accordé aux
héros mythiques de la contrée (fig. igS), qu'après leur
mort on classait parmi les dieux.
Les DU Consentes, nom marquant accord ou liarmonie,
désignaient dans les temps avancés les Douze Dieux de
le (m^dalIL.^).
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a38 LES DIEUX ANTIQUES.
l'Olympe. Originairement ils consistaient en six déités
mâles et six déités féminines^ qu'on ne saurait déterminer avec certitude.
- Bellone était la déesse latine de la guerre {bellum, guerre) comme Victoria (fig. 197), la VictoirCj ou Fortuna {fig. 196), la Fortune.
La Bona dea, ou la bonne déesse^
nous est présentée comme la sœur
I ouIafilIedeFaunus(fig. I98eti99),
et adorée seulement par les femmes.
Elle s'appelle d'elle-même Fauna;
mais Faunus et Fauna signifient
simplement ceux qui accordent des
Kg. iM. faveurs, et c'étaient les déités ru-
But^He d. u portun. ^^j^^ j^^ ^^^^ Matins.
Les Camènes sont des divinités de qui les noms, dans U
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DEITE3 LATINES. aSg
forme Carmentes ou Carmenes, se rattachent à Carmen, un chant. Aussi les identifia-t-on avec les Muses grecques.
FIg. 197. — Lft VlDloire (camds).
Egérie est l'une des Camènes que l'on dit avoir été la conseillère secrète du roi mythique Numa.
Laverna , déesse patronne ' des voleurs.
Pilumnus,. Picumnus, et Sémo Sancus ; les |deux preiiiierSj Pilumnus et Picumnus, étaient des frères adorés comme déités rurales. Ces noms sont de simples épithè- ^- ^**- ~ ^^^^■
tes, Pilumnus étant le mouleur du bléj et Picumnus le remueur de terre. Ces mots Sémo Sancus se joignent en
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un seul nom pour désigner la même déîté : je vois réelleflient deux personnages, Sancus étant te dieu qui ratifie les serments et les contrats , et Sémo, le semeur des graines.
Pomone personnifie la déesse latine des fruits et des arbres fruitiers. On ditqu'eilefut aimée de Sylvain, déité des bois; de Picus (qui, comme Picumnus, est le rcmueur du sol) et de Vertumne, le dieu des changements de saisons.
Anna Pérenna était la dispensatrice de l'abondance au retour des saisons de l'année. Les poètes postérieurs l'ont identifiée avec Anna, soeur de Didon, fondatrice g. . — iiiiiuB. mythique de Carthage.
Flg. EOO. - Triomphe ie l'Aurore (bis-roUijfJ. '
De Consus, déité, on ne sait rien autre chose sinon que
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