‹ Les dieux en voyageChapitre 48 sur 162 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

PIERRE

On m'a dit que vous aviez à m'enlretenir au sujet de mon maître.

PILATE

Silence ! Retiens bien mes paroles : il se trame un complot contre lui ; on veut le condamner à mort. Cours vers lui sans retard, et engage-le à quitter la contrée. Si quelque secours d'argent vous est nécessaire , je suis là pour une fois. On connaît les droits du malheur.

PIERRE

D'un seul geste, il peut dissiper leurs complots.

PITATE

Et loi aussi tu déraisonnes! le suis seul à conserver le sang-froid. Peuxtu croire que ton maître est le Messie? Tais-loi. J'admire Jésus ; sa morale est superbe; je consens qu'il la prêche en tous lieux — je veux bien croire à ses miracles; mais l'adorer comme un dieu parce qu'il est honnête homme ? Oh non ! un vrai Romain méprise les idoles.

PIERRE

Les saintes Ecritures annoncent un Messie — Jésus peut bien l ètre. Où trouver quelqu'un qui pense, qui raisonne plus sagement ? Oui, cet homme surprenant

JUPITEH

Est un Dieu.

Voilà le premier emploi d'une métaphore à La fois politique et guerrière : — elle a conquis le monde.

plusieurs voix Silence ! A la porte l'interrupteur î

pu. au:

Vous le croyez un dieu ? C'est bien possible — au revoir, non. suivez-moi. J'aperçois Caiphe, il ne faul pas qu'il nous trouve ensemble. Marche donc, tu me compromets.

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