GALIEN
tricules, le deuxième, la distribution aux nerfs des esprits animaux.
Des sensations. — Toute sensation a le cerveau pour condition et pour principe, La modification des organes des sens, condition première de la sensation, demeurerait sans effet si elle n’était connue de l'âme raisonnable, c’est-à-dire du complexus de fonctions localisées dans le corps du cerveau, et que Galien appelle la représentation, la mémoire, la raison ; pour connaître les impressions reçues par les appareils périphériques des sens, le cerveau envoie jusqu'à eux une partie de lui-même. Il est donc à la fois le point de départ et le point d’arrivée de la modification survenue dans chaque sens en activité ; c’est par lui que la sensation existe.
En dépit de la parfaite intégrité de ses sens, un animal sans cerveau ne pourrait éprouver de sensations, et avec l’abolition des sensations, c’est aussi la mémoire des images ou représentations, conditions du jugement, qui disparaïîtrait.
De l'âme raisonnable. — Le pneuma psychique des ventricules du cerveau est « ie premicr orsane servant à l’âme pour envoyer dans toutes les parties du corps la sensipiité et le mouvement »; c’est son instrument principal, mais ce n’est point l'âme elle-même, Pâme raisonnable qui, elle, siège dans le corps du cerveau, quelle que soit d’ailleurs sa nature, sa substance.
Cette âme qui préside aux sensations, aux actions volontaires, ne peut pour Galien habiter autre part que dans le cerveau ; en effet, [à où se trouve l’origine des nerfs ‘doit se trouver le siège du pouvoir central de l’âme ; or, l’origine des nerfs est dans le cerveau ct non pas ailleurs, du moins le principe premier, puisqu'un grand nombre de nerfs sortent soit du cervelet soit de la moelle épinière (les nerfs durs, ceux du mouvement
-en opposition aux nerfs mous, ceux des sensations qui eux
dérivent du cerveau), tout en recevant, il est vrai, du ceryçau leur efficacité.
Avant Galien, le siège dc la partie directrice de l’âme, de