DEUX NAINS ÉGYPTIENS
D'après la Monument* de l'égypte et de la Nubie, par Hipp. RossAllini.
remarquer que ces petites miniatures ont été la grande exception, et, dans la plupart des œuvres que les artistes nous ont laissées, nous sommes bien loin de celte perfection que Loret, en 1653, a chantée dans sa Gazette riniée :
€ Une mignonne incoinparnb'e Qui passait pour chozc admirable
El ne pezail qu'un louis d'or >.
En examinant donc quelques-unes des œuvres les plus remarquables qui représentent des nains ou des bouffons, nous trouverons maintes fois Toccasion de relever les traits naturalistes par lesquels l'artiste a souligné son œuvre.
La plus ancienne école d'Egypte, l'école memphite, nous a laissé parmi plusieurs chefs-d'œuvre une statue qu'il convient de placer ici en première ligne, c'est celle du nain Khnoumholpou, aujourd'hui au musée de Boulaq. On sait que ces antiques spécimens de l'art de la statuaire ont été trouvés dans les nécropoles, et qu'ils représentaientl'image aussi parfaite que possible du défunt, conformémentaux croyancesetaux pratiques religieuses. Cette obligation de rechercher la réalité et de serrer de près la nature a été pour l'art de cette époque une de ses plus puissantes conditions de succès, et l'examen d'un certain nombre de statues, parmi lesquelles on cite le plus ordinaire-