CONCLUSIONS
19 La bronchectasie est l'expression de malformations congénitales ou, le plus souvent, la compliea-
tion tardive d’une importante infection pulmonaire
telle que : bronchopneumonie, pneumonie, gangrène, abcès, syphilis. Quelle que soit son origine la dilata-
tion des bronches peut secondairement se cuis : .
de ‘tuberculose. On se demande si le bacille de Koch”
intervient comme agent de surinfection $ sur une pneu-
mopathie chronique ou si la bronchectasie et l’infec-
tion primitive qui l’a pos n’ont pas activé un Me foyer tubereuleux qui, jusqu'ici, était. demeuré Ex | rent. Die TE AE RATE
{ EEE PS ER ne
SA
29 Au cours de la tuberculose pulmonaire il n’est 24, pas rare d'observer des dilatations bronchiques. Ces
dernières se rencontrent surtout dans les formes an- ER ciennes, rétractiles et fibreuses. Les bronchectasies RS
tuberculeuses. semblent d’autant plus importantes |
que l'infection bacillaire est. plus ancienne et que le
poumon dans lequel elles se nn est plus scléreux. | |
39 Chez les tuberculeux apparemment guéris il est relativement fréquent d'observer une abondante expectoration dans laquelle il est difficile et parfois même impossible de trouver le bacille de Koch. De même, l’ancien bacillaire, porteur de lésions fibreuses, accuse quelquefois des hémoptysies qui ne s’accom- pagnent d’aucune réaction focale ou générale. L’explication de ces sécrétions considérables et de ces hémoptysies sans réaction est le plus souvent donnée par la présence de dilatations bronchiques qui comphquent la lésion fibreuse tuberculeuse.
40 Les bronchectasies tuberculeuses sont habituellement silencieuses ; 1l est rare qu’elles se manifestent au chnicien par une abondante expectoration ou par des hémoptysies sans poussée évolutive. Actuellement, le Hipiodo-diagnostic, seul, permet sur le vivant de déceler et d’aflirmer la présence de dilatations bronchiques.
59 La pathogénie des bronchectasies tubérculeuses est actuellement peu connue. On sait cependant que le bacille de Koch détermine par les lésions chroniques, qu'il produit une altération de la paroi bronchique et plus particulièrement de sa couche élastique. [ en résulte une sclérose pulmonaire qui exerce sur les parois bronchiques intéressées une action centrifuge que renforcent l'infection péribronchique, les abondantes sécrétions septiques qui séjournent dans la - Jumière bronchique, et l'énorme pression intrabron-
chique déterminée par la toux. À ces facteurs ane À
ciennement éonnus doit s'ajouter aujourd? hui la
= thrombose de P artère bronchique capable d’ entraîner la nécrose des parois bronchiques | qu elle irrigue. -
Vu: Le Do + Vo : Le Présidené de le thèse, ROUSS VE ee BEZANÇON.
Vu ET ue D *IMPRIMER ca
1 ; PR Un
Le Recteur des l'Académie DE Paris, Se x CHARLÉTY. on or.