‹ Les diners du baron d'Holbach, dans lesquels de trouvent rassemblés, sous leurs noms, une partie des gens de la cour et des littérateurs les plus remarquables du 18e siécleChapitre 41 sur 41 · DU CHAPITRE XIII ET DERNIER · texte numérisé non relu

DU CHAPITRE XIII ET DERNIER

(i) En parlant àeV Encydopédie , 9^. de La Haipe {Cours de Littérature) , dit qae les intentions séditieuses des philosophes commencèrent à se manifestée dès le premier yolume , et que le seul article auiorifç éloit a$^^ scandfileax pour justifier les réclamations qui s'élevèrent de tous côtés. M. de La Harpe continue ainsi : « Un événement qui £t V beaucoup de brait peu de temps flpi^ , et^ oit ^e» encjdo- » pédistes furent notoirement impliqués., devoit encore ouvrir Mies yeux sur leurs machinations et sur le progrès de leur » pernicieuse influence , et ce fut la thèse de l'abbé de Prades, uqui ayoit fourni ou sign^ pl^^îe^irr «ràclça importans da u Dictionnaire , thèse où l!impiété étoit.en même tçmps si » audacieuse dans les dogmes , et si artiflcieusement enve- Mloppée dans les^formes*, que^Ià cdAiÉatmauté de travail y »étoit visiWe.eiïtre 1q baoheUer 4ç\SQrbonne:«ui osoit son- » tenir la thèse , et le philosophe Diderot, qui se crut obligé » d'en publier Tapologiie. Il étoit tïiàtr que léphilosopbe avoit » fourni la dp0trÎ9« d^iVifievéA^ité i et, 1^ Jlsaf bf^^^ ^ré^c- » tion théologique. On n'oubliera jamais , dans l'histoire de »ce siècle , ce ^^mi^, atten^ti g^^blîp df l'^qapiété , affichée M et soutenue avec toute la solennité de ces sortes d'actes , av

» milieu des écoles de Sorbonne, et, entre autres bla^hèmesy «les mk^çles d'Ëscula|>e , mis en paraUèlc avec ceux de » Jésu»-Christ : qu on jiAge combien avoient été déjà travaillés ttUMAs les moyens de la secte, pour v^iir à bout , dès 17S1 , « de faire arborer Féten^ard de la révolte contre la Religion , «tdans le sein même de cette Sorbonne, appelée le Concile 4 subsistant des Gaules. Mais il n'^toit pas possible non plus »c|v,e cette provocation sacrilège, fût impunie; elle ffvoit> il »> est vrai, échappé aux censeurs mêmes de la thèse, aux » juges naturels du répondant , et Ton ne peut guère le con* ^cevoir qu'en suf^osant qii'ils ne Tavoient pas lue; car, n tous les fondemens d0 }a Religion révélée , et ceux-méme y» de la Religion natureUe y sont, ou renversés par des as- » sertions sophistiques ,. ou. ébranlés par un impudent scepti- »çisme. : la thèse excédpit 4^^ beaucoup par sa longueur la an B^e&ure ordinaire du format , et pour sauver cette disproporttiti^n , l'on avoit e.ii'reeoipr^' à la finesse des caractères ; ce » qu'on y a voit laissté djç cbr^stiafiisn^ apparent., servif pen- «^d(^t quelques beul^e^à dérober If iisréligit^n, car ce ne fut Mqu'^ifiSiez liard qu!mi itsi ^épUi^n^ .présens ji qui venoit de j^ia p^ircourir , se leva eUipro/ionçant ces. paroles qu'on n'»- ^y^X peut^tre JApiaisjenteadUes dans un actç< de Sorbonne : • cami^n^.Cf^miî et ReUgianis df0endo dQnUs^.afheurn. On » imagine sans peine quel effet produisit dans H as&embléç ce *> peu de paroles , et quelle attention elles attirèrent aussitôt » sur la thèse. Bientôt r^ndignation devint générale , et le réupondant, sommé par s^s supérieurs de fa.ir§,<;ess,er le scan- »dale en se retirant. L'examen ^'étqi|t. pas di^iie> et le ré- M sultat n'étoit que trop clair ; mais les magistrats se crurent »>^ssi obligés de viî%eif l'insulte' 'fâïte à la\ri.eBglbn , qui »est lôî dé l'État. Lé censeur négligent fët déj^'ôùille de sa » place de professeur ; le bachelier , décrété de pj:ise ^e porps ^

«s^enfmt à BerKn , où la protection y Taccueil même de Pré" vderiCf qui ne vit d'abord en lui qu'on philosophe perse- « caté pour ses opinions , heureusement n'étouffèrent point ttles remords que la bonté divine fit naître dans le cœur d'an M chrétien et d'un ecclésiastique qui avoit déshonoré ces *>deux caractères. L'abbé de Prades publia en 1754, une ré- » tractation fbrmdle de tontes ses erreurs , où il protesta qu'il • n'avoit pas asseï d'une .vie pour pleurer sa conduite pas- »sée , et, pour remercier Dieude la grâce'qu'il lui avoit faite, «de lui inspirer le repentir de sa fente. »

(1) Dans le terot>s où M. de Voltaire ëtoîl lié avec M. de Pompignan , voici ce qu'il lui mandoit sur la satire : «La » satire ne paroit jamais dans un jour plus odieux, tjue quand » elle est lancée contre des personnes qu'on a louées aupa- » ravant. Cette rétractation n'est une flétrissure humiliante «que pour son auteur. S'il n'est pas content des procédés « de celui dont il a fait l'éloge , ildbit se taire ^ mais il ne faut M pas chanter la palinodie et se condamner soi-méme(â).«

Et puis M. de Voltaire, après avoir prodigué les plus grands éloges à M. Leiranc de Pompignan , a fait eonttf^lm les plus sanglantes satires. Il a «eu les m«mes procédés pour J.-B. Rousseau, pour Desmahis, pour Maupertuis , après avbîr feît ponr^lnî ces quatre vers, que l'on IHit ail bas de son portrait: i"

Ce £lobe mal coiinn cpi^ll a sa mesurer

Devient un raontiment oîi sa gloîfe se fonde ; ' *

Son sort est de fixer la ftgtire dto monde , ' ' " ^ ' ' * "

' t f« I.I.. ... •! , 1... ('«kJ <j lit

. QMîï?? .ÎP"îP *PS^-^^ \9 déchira, ^e la jjnanièije la plm jgjTUçUe ; car M^ij^çrtHJ&^^toit alors dang^i;e)isemeut m^-

^ '{aj teiïit à M. de Ponipi^n ( 1 4 àvril i 7 ïg )1 " * " ' '

lade. M. de Voltaire a passé sa vie à chanter ainsii la palinodie sur une inanité d'autres ; mais la plus inexcusable de ces honteuses rétractations fut celle qu'il fit contre le roi de Prus&e, qui Tavoit comblé de bienfaits. Rpusseau, comme on Fa déjà dit, n'a pas été moins inconséquent : il a écrit, dans Emile , de fort belles choses en faveur de la Religion ; et , dans ce même ouvrage , il a inséré un morceau très-impie ; il a dit et répété , dans ses écrits , qu'un athée est un sot lorsqu'il se refuse im crime qui lui paroît utile à ses intérêt^ , ou qui favorise ses passions. Et dans son roman d' JETe» loïse^ il a représenté un. athée sous les traits de ]l*homme;le plus sage et le plus vertueux. Il a beaucoup disserté sur les devoirs sac^rés des pères et. des ipières ; il a inis tous ses enfai»s aux Ënfans-Trouvés. Quoiqu'il eût adopté tous les principes philosophiques , voici le portrait qu'il trace des plfilosophes :

• '« Us. sont fiers, affirma^, dogmatique», n'ignorant nen , 3> ne prouvant rien, se moquant les uns d^s autres; et ce » poi^t^ommun m'a paru le seul sur lequel ils aient tous >» raison.. » . . Jamais , .disent les philosophes , la vérité n'est » nuisible .^ux hofnines. Je le crois comme eux; et c'est , à » mon avis, une grande preuve que ce qu'ils enseignent ¥.n'e&t pas la vérité.^. Ijn des plus familiers sophi^mes du i> pa^i philosophique., est d'opposer un peuple supposé de » bons philosophes, à un peuple de mauya^ chrétiens. . ^ . » BjBste^'^aKpir.si la ph^sppl^if^ , à soivaisc et sur le trône ^ » coonmandexoit bi^n à 1^ glqriole^ à l'intérêt , à l'ambition » et aux. petites passpns de Thpmme , et si çUe pratîquerqit. » cette humanité si douce jqi^'çlle nous y^nte la plume à la » main (â). . . Par les principes, la philosophie ne peut faire

, (a) C'est une chose qui ne reste plus a savoir. Tk^ynls la révolution nous ne sommes que trop éclalréâ à cet égard.

•%fc.

» ancQn bien que la Religion ne le fasse encore mieux, et la » Religion en fait beaucoup qne la philosophie ne pent £iire... » Tous les crimes qui se font , Ôans le clei^ comme ailleors, » ne prouvent point que )a Religion soit inutile , maïs qne » très -peu de gens ont de la religion. Nos gornvememem » modernes doivent incontestablement an christianisme leur » plus solide autorité et leurs réyolntions moins fréquentes. » Il les a rendus eux-mêmes nïoins sanguinaires. Cdi se » prouve par les faits , en les comparant aux gonvememens » anciens. La Religion , mieux connue , écartant îe Fanâ- » tisme , a donné plus de douceur aux mœnrs diréliennes. » Ce changement n'est pas l'ouvrage des lettres ; car, partout » oh. elles ont brillé , l'humanité 'n^en a pas été pins reàpec- » tée. Les cniauf es -dès Athéniens , des Egyptiens, des em-^ » perents dcRrirae et des Chinois, en font foi. Qne é'cBùvres « de miséricorde sont l'ouvrage de l'Évangile ! Qne «de resti- » tutions , de re^^arations , la confession ne fait-elle pas faire i chez les catholiques!... Quand les philosophes seïoient en » état de découvrir la venté , qui d*entre enx prendtôit în- »térétà elle? Chacim sait bien que son sjstènne n'est pas » mieux fondé que lés autres ; mais il ie soutient parce qu'il » est à lui'; il n^y en a pas un seul qtii , venant à ti^ouver le »vrai et le faux , ne préférât fë inensonge qu'il a trouvé, à » la vérité découverte par un autre. Où eist îe philoiople » qui, pour sa gloire , ne tromperoit'pas le genre humain ?...

» L'essentiel est de penser autrement' que lés autres. 'Chez » les croyans il est athée ; chez lek attiées il seroît croyant... » Fuyez ceux qui , sous le prétexte d'expliquer la nature, sè- » ment dans le cœur des hommes de désolantes doctrines » et dont le scepticisme apparent est cent fois plus affirmatif » et plus dogmatique que le ton décidé de leurs adversaires. « Sous le hautain prétexte qu'eux seuls sont éclairés vrais

» de bonne foi , ils nons soumettent impérieusetnent à leurs » décisions tranchantes , et pirétendent nous donner pour le& » vrais principes des choses , les inintdligiblès systèmes qu'ils » ont bâti dans leur imagination : 'du reste , renversant , «détruisant , fotllant dux pieds tout ce que les hommes )> respectent , ils ôtent aux affligés la dernière consolation )>de leur misère , aux puissans et aux riches le seul frein i> de leurs passions ; ils arrachent des cœurs le remords ^u » crime , Pespoir de la vertu , et se vantent encore d*étre les » bienfaiteurs du genre humain (a). »

(S) On lit , dans Y Étude du cœur humain , un chapitre très-remarquàble sur les animaux , et qui , en établissant là difFérence in^nie qui se trouVe entre leur iiistinct et la raiso^ humaine , prouve qu'ils ont été créés pour l'homme, et qu'iléi jlont' faits pour lui obéir. Je ne puis me refuser au plaisir de citer ce chapitre :

« Tous les animaux furent créés pour obéir unanimement ^>'et sans résistance à l'homme , et Ton voit encore beaucoup » de traces de cet empire souverain. Les animaux âont des » esclaves révoltés ; mais on trouve toujours en eux un ins- » lînct et des fkcultés qui attestent leur servitude primitive. » En vain les tyrans les plus impitoyables voudroient àssujet- » tir rhoxhtue à certains travaux serviles ^ notre nature même » s*y oppose. L'homnie n'est pas conformé pour pouvoir sup- » plèer lé cheval ; il n*est pas assez fort pour remplacer le » bœuf, le chameau , le dromadaire et l'éléphant ; ainsi » l'homme , dans aucuhe supposition , n'est fait pour être » enclave. Les animaux! doivent avoir les facultés qui les » rendent susceptible^ d*obéir à l'homme , et ils les ont en » effet. Ils sont tous capables d'être façonnés , apprivoisés » par l'homme , et de ployer sous son joug. La vue de l'a-*

(û) Emile, '

( 5ao )

» venir est inutile à des êtres dont la destination est born^; » les animaux ne Tont points mais ils possèdent la mémoiie, » parce que cette faculté est nécessaire à des esclaves , et » mém^ à des serviteurs ; car^ sans le souvenir de la récom- » pense et du châtiment , il n'y auroit point de soumissioiu » L'homme est toujours un. être imposant pour les animam, i»méme les plus redoutables, et les plus féroces prennçBt, » du premier mouvement, la fuite à son aspect. Cette crainte, » naturelle dans les bétes farouches, est si forte ^ qu'au np- » port de tous les voyageurs , les seules émanations de » rhomme suffisent pour les éloigner [a). Ces mêmes éraa- » nations qui causent de Tefiroi aux animaux carnassiers et » féroces , inspirent un attachement prodigieux aux animaux » pacifiques; tels, par exemple, que le chien. Ainsi , l'homme » peut dompter les animaux les plus redoutables; il peut les » apprivoiser tous , et il possède une vertu physique et mys- » térieuse qui épouvante les plus sanguinaires ^ et qui attache » puissamment ceux qu'il destine à vivre sous son toit et V qu'il charge du soin de le défendre.

» L'instinct des animaux, à plusieurs égards , est sublime, » et il n'est tel que parce qu'ils ne sont que des machines » et qu'ils obéissent invinciblement à la main puissante qui » les conduit. Ainsi , c'est bien gratuitement que l'on admii« » leurs mœurs; on ne peut admirer, à cet égard ,, que la sa- » gesse suprême qui les dirige , puisqu'il ne peut y avoir de » morale parmi des êtres matériels que la mort plonge dans V le néant. Tout ce qui tient à la vertu ne sauroit se trouver » parmi eux ; ils n'ont point la tentation de. la débauche* » ils sont à l'abri de toutes les dépravations de l'imagination,

(a) « Forcés de passer la nuî^ dans les forêts^ les voyageurs en Amé- » rîque se préservent des bétes jQironches, en plaçant autour d'eux «or » des pîenx , one partie de leurs vétemens. »

( 5ai )

S) mais ils n'ont pas Vidée de la pudeur ; c'est pourquoi ils » sont conformés de manière à pouvoir , sans souffrir, se , » passer de yétemens : l'homme est , pour ainsi dire , averti » de la pudeur, par la nécessité absolue de se vêtir. Il est à » remarquer que le corps de Thômme ne produit rien dont Fart » jpuisse composer des tissus d'étoffes, et que lés animaux, » ainsi que les plantes , en produisent de variés à Finfini ; et 9 dans les clii^ats où l'homme a le plus pressant besoin de » vétemens, les animaux offrent les plus belles , c'est-ànlire » les plus chaudes fourrures. Une remarque à faire encore , » c'est qu'une femme , quand elle devient mère , ne reçoit » de la nature que le lait nécessaire à l'enfant qu'elle doit 9 mettre au jour, tandis que^ parmi les animaux, cette siibs- « tance si précieuse est exti^êmement surabondante , afin que » l'homme en puisse profiter , en s'approprîant une nourri- » ture aussi agréable qu'elle est utile et pure.

» Les animaux perdirent pour l'homme coupable , la «ou- » mission qu'ils ne dévoient qu'à l'homme innocent; mais » en perdant l'obéissance pour laquelle ils étoient nés , ils »n'en restèrent pas moins faits pour la servitude; leur na- »ture ne s'éleva point, et, au contraire, elle se rabaissa en >» se dépravant , quand elle cessa de remplir sa^ destination » première; plusieurs d'entre eux, abusant de la force phy-' «sique , devinrent cruels et furieux , et leur férocité ne doit* «s'adoucir que lorsque l'homme les rétablît dans leur conédition primitive, en trouvant le moyen de les assujéttîK DGTest ainsi que les animaux sont tombés dans le désordre »et dsn^ Taiiarchie , matix auxquels n'échappent point les » rebelles , quelque juste fondement que puisse avott* leur «rébellion; car, ceux qui sont faits pour être gouvernés , ne «peuvent trouver la paix dans l'indépendance. »

Ces réflexions sont très-justes; elles admettent une in-^

( 5aa )

dontestable vérité , fondée surtout par le christiaiiisine , e eit Qu'aucune créature hnmaine ne doit être esciai^e; mais il est vrai aussi q«e Thomme , né dans une classe qpni l'oblige à consacrer son temps à des travaux mercenaires, ne semkk destiné c|u*à obéir; cependant, s'H est né aveb du §éBie, il peut sortir de cet état , comme on en a yu tant d'ezempiei dans les temps anciens et modernes ; mais , si des talens extraqrdinaires, ne le tirent point de Tétat où il est né , il seroît pour lui aussi dangereux ^'absurde , de prétendre à rindépendance. On trouve' dans le Tableau de Paris à.t Me^ cier , un chapitre fort curieux lait en 1 788 > sur riusubardination parmi le peuple : l'auteur peint avec vérité l'insiibordination des domestiques et des ap[»*entis contre ieus maîtres ; tous les genres d'insolence de nouveUe déue de ce peuple c[ui , trente ans avant la révolution , étoit le plBs,poli et le plus obligeant de l'Europe : ^Fauteur remarque que tous ^ ces gens-là lisoient de mauvais livres , et surtout les garçons perruquiers, qui d'ailleurs aitntpoient de temps en teir^ des discours philosophiques de leurs pratiques qu'ifs seplai' soient à répéfçr^

.Ce Tableau de Paris contient beaucoi^ d'impiétés dans les premiers volumes, et de très-bonnes choses en faveur de la ]R.eligiqn dans les derniers; les avant-coureurs de la révolution commeaçoient à frapper Taulear et à changer ses Qpinioi}s; il q'étpitplus qu'à moitié philosophe , et c'est trop encore poi^r être bon moraliste^ Mercier montre dans cet ouvrage (à ^avers beaucoup d'eprreurs) , de l'esprit , du talent, une belle âme; tous les .philosophes qui réntoiroUt ces avantages j seront inconséquens dans leurs écrits, parce qu'ils retomberoajt souvent malgré eux dans les idées rdigicuses : c'est ce qui est arrivé à J.-J. Rousseau.

Nous terminerons cette note par une remarque admirable

d'un aHtenr digne â*étté cité cùmme «me autorité véritable , pai?c[e qu'il a toujours dans ses écrits autant de pureté que de profoffideor. Voici œ paragraphe tiré de la Législation primitive z Que, celui gui veut être le plus gnmd parmi te^ koinmès, ne soit qme leur seé\*iteur, « Mot sublime devenu »usuel dans les langues chrétiennes ^ oà îl a été applique au vjainistère politique aitei qu'au ministère rel^^eux, puisque «les fonctions les plus élevées s^y noifiment un service , et que n/ager et combattre s'appellent servir, »

Un monarque dévoué à ses augustes devoitf^ , sèrtklsL fois la Religion , ses sujets et l'État.

(4) La jeunesse est, de tous lesig«s, èehd «où Von peut être le {dus aimable», jovt lé plus complètement insupportable et ridicule. Jeiisdan&Jes^Mémoires de Sully , que ee 'grand homme , dans sa vieillesse, étant retiré dans son >chàteau , y rass^bloit autour de lui sa nombreuse famille , et <^ ses petUiS*^£ans : et ses ' enfans , âgés de . plus âe quarante ans , H4i s'aiseyment jamais eu. sa. présence sur des f«ttteuils.

Je lw> dans les Lettres ètt madame de Se vigne, que lié fils de madakue de <k%nan revenant de l'armée^ aprèft sTy étiré difiting^ dé lar maniéré la 'plus brillante, cerivoit à «à mère une lettre qui finissôit ainsi u « Quel sera tnàh bonhetir de if me tffoiiver 'à vos pieds , de baiser votre nuàti et d^>é^ sis vpirerià . votre jouei^jw. d Quifissoht touebakvs pourtlitemère ces nobles sentimens si délicatement exprimés, et <fae la seule mâtenlitë peut inspixsri II n'est Sait que pour elle , il ne peut cf adresser qutà'elle oe langage de siîbofi gdùt, i|ui ej^Krime à la foê la plus tendre affection et le plui ptolbâd respect i Qoeile admirable civil^ation que celle qui eoiitiibn^, par :ce genre de gràceet d'élégance, à exalter, à perfectionner ainsi les ^entimeiis les plus purs et les pfiiis saei^és! Les pères et les .mèr#s:n'ont-ils rien perdu de leurs droits, lors^ils

( ia4) ont pemiU à leurs enfans de snlistitiier à ce langage de k piété filiale, oehii d'une amitié vulgaire , et eiifin celui cfiu» réToHoutc égalité ? A.njourd*hni , on termine une lettre â sa mère en disant : adieu, mon amie y je f embrasse. Pavoiift que , dans ce genre , j'aimerai toujours mienx la manière d'écrire de M., de Grignan.

(5) Je ne puis mienx terminer cet ouvrage qu'en citant quelques fragmens d'un excellent discours d'un homme de beaucoup d'esprit (AI. Linguet)* Ce discours pamt en 1788, un an avant la révolution, par conséquent rautenr n'avoit pas vu les résultais de la philosophie moderne. Ce disGoms me paroit le çlief-d'onlvre de la logique et de la modération, et le sublime du ton calme, froid, et înstement sévère. M. Linguet suppose que Voltaire existe encore ^ et, lii adressant la parole, il lui dit : ^

« Je laisse aux tibéologiens , aux paisteurs honorés de ee » ministère le soin de justifier la révélation , d'en établir la » vérité \ mais je vous demande , au nom de' cette même rai- )>8on dont vous croyez défendre les droits, ce que vous » trouvez d'humiliant pour elle dans ces mystères ! ils sont > incomptélieniibles , comme l'ont .d^àôbserré des écrivaios «plus éloquens que moi ; mab s'ensuit-il de-là nécetoaire- «ment qu'ils sont a bsurdes ? Tout n'est-il pas mystère' pour «vous dans la nature , et tout y est-il extravagant , împos- V 6ibl#, absurde ?... .

» La foi ne dépend pas de vous ! soit ; mais le silence est »en votre pouvoii* : encore une fins, qui vqns ferce à le «rompre ? On n'exigeroit pas d'uil aveugle né qu'il cràt aux » prodigest de la lumière ; l'organe nécessaire ponr en avoir » quelque idée lui manque. S'il se contentbit de les nier tout «bas, on se content^oit de le plaindre; si même , ^1 élé-> «vant la voii , il se bornait à dire dans sa chambre que ce

» sont des absurdités y et qa'il faut être imbécille pour les » admettre ; quand il prodigueroit les plaisanteries , et les V bonnes même ^ ce qui ne lui iseroit p^s difficile , pouf^ ap- » pujer son système , Tindulgence accompagneroît encore la » pitié. Mais s'il se mettoit à crier dans la rue que ceux qui » souffrent des fenêtres à leurs appartemens sont des dupes y » et les architectes qui les pratiquent des scélérats ; si ^ avec » des pierres et son bâton , il commençoit à les briser ; si , à » ses cris , d^autres aveugles et même des clairvoyans mal in- 1» tentionnés se ramassoient , et que tout annonçât le désir avec » les symptômes d'une émeute , ne faudroit-il pas accourir , » ne ikuâroil-il pas user de sévérité envers le prédicateur et » ses prosélytes ?

^» Si les cérémonies religieuses entrainoient aujourd'hui, » comme ^autrefois, dans le paganisme, cet appareil sangui-

»naire et ef&ayant qui souillpit les temples , votre ré-

i»pugnance seroit excusable... Mais le christianisme a purgé «ses sanctuaires de cette barbarie affligeante; il a substitué à ▼ «ces massa!cres une efirande douce , paisible , qui ne choque » ni les yeux , ni l'esprit; physiquement même elle est le sym- Dbole de la paix et de l'union ; à ne l'envisager que du côté «politique , elle ne peut inspirer que la concorde ^ l'amour «des hommes et la reconnoissance pour la Divinité. Quand «ce culte n'auroit que ce seul avantage, c'en seroit assez npour mériter les égards d'un philosophe humain ; et sa pui&* «sauce actuelle, la profondeur de ses racines, ï'imposiâibî- «lité de l'arracher sans ébranler toutes les constitutions d- • viles auxquelles il est maintenant incorporé , sont d'autres aCORsîdé]^ations décisives qui -sùffl'roiettt ' pour tntéitiire le «désir même de sa destruction', quand elle seroit possible. •<£t combien d'autres inotifs encore, même «en admettant

«cette possitôité't se réaairo^e9( pour, imposer aUeiuse à de • ^rentables philosophes I. c •

» Je n'examine point si ce théisme t^nt ▼«até asyonrd'hiB i» n'est pas réellement im athéisme déguisé par oe lé^r adon- » cissement fie nom ; si ce Bien relégué sans prêtre et sans » ministres: dans le ciel intellectuel où il se e^tim^ est un »étre beaucoup plus effectif que Le dieu'sQurd , xBL!uet,.avea* » gle et insouciant d'Ëpicure.^ Je n'examine pas^si c^ltè corn- » munion volontaire , spirituelle et secrète , cet li0iim^eiButérieur rendp tacitement à Dieu ,.san$ infliience sensible, et M indiqué uniquement par la raî^a, est iifi freût aussi sAt, » aussi efficace pour les passions et les désirs»: c):>n^iii|7es à 1» l'ordre général , qu'une Religion soutenue par l'appareii »de ses cérémopies , par la pureté de sa moraiei , par la mavjesté de ses dogmes , par la p9mpe.m4in.ci <^ c^touiîe s^ vministres', je le suppose.

D Je suppose encore que son ascendant sera le-ménae sur tous u les hommes^ sur tous les esprits, ^xa ^tes ^e&clas^^.de U «société^ je suppose que le philosQpl|ie ^ parlant fraidcDiieat » au nom de la raison î et, disci^jant }oin 4f ^'oçQa^ioi^, fa- «rvantage ou le déssava^tag^. qu'it y auroit, soit « résister, « soit à succo«M^ei^s prendra siftvjhsicoBurs £^iiçp|: de p<Mr7<^ «qne «le pontife promettant , de 1^ part de l'I^tre tçm^pais- « sant , . des ^hàtimens et d^S r^jnp^nses ; r^itçi*«^t à chaque )> instant ses inenaee&' et ^eB . pr-Çi^S^^^^. ^Qur l'fiYÇQirj et, ue^rçant dès le p*4s^t ia^e-.jm'j,dietiQn sévère, et redon- «table par le rapport qu'eUe^a ay/QC les jugeij^çjçt^ fî|tu|cs ; je Msupposc' tout cela*; . . .;. . ,

MJbJi hlen^ dans cec^s^à-inême,, en^f fi djquxpiîçiiières d'asvsurer Tordre, qi^ ai^i^^t un^ ji|fS^pif^ pare^Uç , l^ préfé- •ren^e ^^ &eçpit7«U« p»s dnè rwîl^ q^i'^st ét^J^.p

» Yoîlà ail édifice qui m'assure un abri suflfksant pour tous » mes besoins ; seriez-vous excusable de le renverser , uni- «quement parce que vous en pourriez substituer un autre » qui aûroit le même ayantagé?

» C'est le bon ordre , c'est l'amotir de la vertu , c'est la ^fraternité entre les hommes qui va faire régner le théisme, «je le veux; mais la Religion a-t-elle un autre but? Ses mi^ «nisftresont des passions; mais vos philosophes en seront-ils «exempts? Elle a un appareil' gênant , elle a des pratiques »£itigantes , elle exige une docilité peu agréable; ses prêtres » veulent non-seulement qu'on les croie, maïs aussi qu'on «les respecte. Cela est vrai; mais quand on ne la regarderoit » toujours, ainsi que vous le voulez, que comme un établisse- »ment purement civil , comme ^une institution politique des- Mtinée à consolider l'édifice social , à assurer le repos général » de toutes les peuplades qui se réunissent pour vivre en com- »mun , cet appareil , ces pratiques , cette soumission , ce ^respect , ne seroient-ce pas des choses nécessaires ?

» Contestez-vous à un souverain le droit d'avoir' des gardes , ttà un magistrat cehii d'avoir des lietenrs, des appariteurs, des » huissi^s y etc. Regardez-vous comme une usurpation de leur » part , les hommages qu'on leur rend et la vénération qu'ils » exigent? Pourquoi donc cet acharnement à les trouver in- «justes , humiliàns , quand c'est à une mitre ou à une étole «qi^îls s'adressent , lorsque vous les approuvez envers un ndiàidême ou un cordon bleu , jaune ou rouge ? Assurément , » rien n'-est menus philôsopMque , rien n'est plus puéril '<][ue » cette- d&tîoction... Vous rougissez d'être contraint à ^és dévfôrencespoiir un curé, pour un évêque; mais bientôt vous «trouverez incommodes celles qu'il faut avoir pour un shé- » rî^, pour- un alderman, pour un bailli, pour un chance- »li»r , pour un roi : toutes ces gradations d^ l'ôb'éîssance se

«touchent et se soutiennent Tune par l'antre : Totre j^osovphie seroit même inconséquente, si, ayant une fois brisé «un de ces jougs, elle respectoit plus scntpuleiueinent le se- »cond*. . C'est donc réellement le pins afireox désordre que ttvous tendez à introduire, même sans le vouloir; c'est donc ude la société entière que yous tous déclarez ennemi , en puitbliant que vous n'en voulez qu'à ses tyrans.

» £t que seroit-ce , si je suivois , jusque dans les dasMS «inférieures, les funestes effets de cette indépendance que

• TOUS réclamez au nom de l'humanité^ et pour teutenir, »dites-TOus , la dig:nité de notre espèce? Je continae à

• ne contester à votre réforme aticun des avantages que wous lui attribuez; je consens toujours à supposer que vie théisme, une fois reçu, accrédité universellenient , vaiF

• dra pour le bien public, autant. que tout autre culte; v qu'un philosophe , de son cabinet , échauffera autant les «esprits par un bon traité de morale, qu'un prédicateur M ou un curé , par des sermons publics ou des exhorta- «tions particulières et verbales; qu'un coupable^ ' ou on i> homme foible et tenté de le devenir , sera rappelé à ses «devoirs à l'aspect d'un lycée comme à celui d'un temple; «qu'il se fbrmera même des académies de vertu, comme il » y en a de langage , de manipulations physiques ; et que ces «beaux esprits , en dissertant élégamment çt à leur aise sur « les bonnes mœurs , travailleront avec autant de succès à »leur maintien , qu'un clergé nombreux et r^;ulier , d^nt ce «ministère est la principale et même l'unique profession. ))Mais, pour passer de l'ancienne servitude des esprits à lenr «nouvelle indépendance, il s'écoulera nécessairement un «certain temps. Ce n'est que par le mépris de ces rites, de «ces pratiques de l'esclavage , que vous parviendrez à i'éié- «yation sublime et épurée dont se berce votre philosophie.

«£eti intertalle sera frandii,. peut-être sans danger, pa» .^quelc^ues âmes plus sensibles ^ mieux organisées, garanties »ides tentations, par une fortune suffisante ^ où. par le dé- »£aut d'oecasîons. Celles-là ne croiront pas leurs devoirs » anéantis avec les accessoires qui en. avoient précédemment » accompagné, la théorie. Soit: mais le peuple, ce peuple que vvcus croyez essentiel d'éclairer, et qu'il est au moins trèsvimportant de contenir; Icepeuple poiu: qui tout est tentation , 3>parce que dans sa vie tout estpriration; ce peuple qui n'a 3) pas une minute sans besoins , et un mouvement sans con- >»trainte, sera-t-il capable des mêmes réflexions et des mêmes ».ménagemens ? Quand tous les hommes seront devenus phi- »lo8ophes et théistes, ils n'i&uront plus besoin d'être chré- »tiens : je le veux; mais dans le temps de leur éducation, «dans L'intervalle employé -à les désabuser des vieux préju- »gés , à les imprégner de ces nouvelles lumières , que seront- »ils?

«Distingueront-ils la vertu qu'il faut aimer et pratiquer 3> toujours , de l'organe qui la préchoit, organe que vous leur 3> appreniez- à détester- et à fuir? Sauront^ils restreindre aux »acéompagnemens «intérieurs le mépris que vous recom<- >màndez pour les objets de leur adoration passée , et se » trouver encore liés par les devoirs , quand ils ne le seront » plus par les pratiques visibles , destinées à leur en rappeler » l'observance ? ^

»Si vous hésitiez sur la réponse, tous les honnêtes gens , »plusieurs de vos partisans mêmes, plusieurs de ceux que :i> vous avez^le plus accusés et pervertis, ne la feroient-ils pas }»pour vous? Voyez ce qui se passe dans cette société où »vous jouissez d^H triomphe si 'flatteur en apparence, où »vous avez réellement formé une école, non pas d'élèves , nmsàs de prédicans aussi zélés , aussi hardis que vous. Tout

( 5So)

•y est apprécié, tout y est discuté^ font y est détndt; maai 9 qu'en amve»l-*il ? Demandez-le aux magistrats chargés du «ministère rigoureux institué pour punir les crimes com- «mis , et vous saurez s'ils ne gémissent pas d*en voir muld- • plier le nombre, en raison de ce que s'affoiblit le pouvoir »du ministère pacifique destiné à les prérenir.

» Quant aux délits que la loi ne peut frajypery parce qa'ils » sont , ou secrets , ou d'une espèce pour laquelle die n'a » point de diàtimens : quant à cenx qui ne troublent que » 1 intérieur des familles par la destruction des sentimcns qm » en font le bonheur, consultez le cri nniversel pour savoir »si le théisme est plus propre que la Religion à les r^nmer. » Oseriez-Yous assurer que ce soient les faniilles philosOfAei »où se trouvent des enfans plus respectueux, des époux »plus unis , des amis plus fidèles , des domestiques plus sân; » et , si vous le disiez , votre propre conscience , votre propit » expérience peut-^tre n*arrétèroient-elles pas cette asserdoi «mensongère avant que votre bouche eût fini de lapronon- »cer? X

» Et encore , si ces tristes effets d'une Hoence vaiaemeit » décorée par de trop beaux noms , se bomoient à FencâBle » dés maisons où elle se développe avec le plus d'impunité, »les vrais amis des hommes pourroient se contenter d'engén mir; mais ils s'étendent à toutes Tes classes comme à tons les » esprits. Le laquais qui sert à table voit des honnnes xépotà » honnêtes , se réunir pour trouver ridicule le pastenr t^ » lui préchoit la fidélité et le culte , qui seul lui ai assnroit » la récompense. Il seroit bien inibécille , s'il ne se trooroit

»pas lui-même ridicule de persister à être fidèle

» Cette épidémie , cependant , gagne de toutes parts ; clli » pénètre jusqu'à l'ouvrier tapi dans les galetas , josqn'ff 9 paysan mourant de faim et de désespoir dans sa chaunûcrC)

( 5Si )

i>ils apprenn«fit à comparer leurs besoins et leur misère avec j> la valeur des scrupules qui les perpétuent; ils cessent d*aller & entendre le curé, qui, au prône, leur en faisoit espérer » une indemnité , qui balai^çoit dans le confessional les pro- 1» grès de la tentation de s'y soustraire : et quel est le résultat b*de ce terrible afirancbissement ? N'est-ce pas de toute néttcessité, le crime ou le désespoir? Et Tun ne doit-il pas » presque aussi nécessairement naître de l'autre [a] ?

• C'est ici , surtout, que l'on sent la prodigieuse différenct » entre les spéculations arbitraires de la philosophie , et les » services de la Religion , qui y réunissant une théorie su- )»blime à des pratiques usuelles^ est réprimante et conso- » lanté tout à la fois

»Quc rend la philosophie à l'indigent, en échange des >fers dont elle le charge à l'approche des possessions du » riche ? Va-t-elle pénétrer dans sa chaumière , au milieu de » la fange qui l'entoure ? Va-t-elle s'asseoir près de ce lit de » douleurs, où le moindre des maux du moribond est souvent »]a maladie qui le dévore? Lui offre-t-elle , dans le visiteur D compatissant qui l'exhorte , l'image du Dieu juste qui va i> l'indemniser, dans une autre vie , des souffrances de celle- -ci? Impose- t-elle à ce dissertateur éloquent l'obligation de » seconder, par des discours temporels , effectifs , les espé- %rances verbales et futures qu'il prodigue?

» Le philosophe qui rempliroit quelquefois , dans sa vie , » ce ministère do bienfaisance , seroit un prodige de vertus : » la Religion en fait, pour ses ministres, le plus commun à% » leurs devoirs et une fonction journalière; ils ne peuvent

(a) Et c*«st en «i&t «« qm arrÎTa un an après Ifi publication de cet «crît

■*" "" VV ^MPi^J^iliPHII I <« I .

mm

))8'y refofler sans crime , même le différer sans^ préTarica-

Dtion.

» Cessons donc, encore une fois, de décrier, d'attatjuer »la Religion : quand il seroit yrai qu'on pût se flattor de. • parvenir à la détruire, ce seroit le plus grand des crimei Dde le tenter. »

(Examen Raisonné des ouvrages de Voltaire^ par Lingaet.^^

Page 1