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Aucune découverte n'a excilë la surprise, l'admiralion, l'émotion universelles autant que celle des aérostats. Les navigateurs intrépides qui, les premiers osèrent s'élancer dans le vaste champ des airs provoquèrent un cri d'enthousiasme général. En effet, jamais l'orgueil humain n'avait rencontré de triomphe plus éclatant en apparence.
L'homme venait, disait-on, de conquérir les airs. Il pouvait à son gré régner en maître sur ces régions inexplorées et parcourir son nouvel en empire. On ne mettait pas en doute la possibilité de régulariser bientôt et de diriger la marche de ces nouveaux esquifs, et la navigation aérienne apparaissait déjà comme une création prochaine. Nous sommes arrivés à l'heure où l'on peut en parler.
Les livres sur la navigation aérienne, ce problème si séduisant et non encore entièrement résolu, son! nom- I breux et le lecteur est souvent embarrassé entre lamasse i d'ouvrages écrits sur cesujet si intéressant.
En général, ce sont des travaux didactiques résumant l'historique et la description des aérostats célèbres, les récits des grands voyages, les tentatives de direction, en un mot tous les faits de l'histoire aéronautique. ; Aucun d'eux ne traite exclusivement la question de direction dans tous ses détails.
) Cette particularité fait donc différencier le présent volume de ses aînés.
Sans vouloir faire une œuvre de savant, son auteur . s'est surtout attaché à rechercher le plus possible la
lechniçiie du ballon dirigeable. Il n'a pas abordé d'au- Iresqueslions telles que l'Aéroslalion pure et l'Avialion.
D'ailleurs l'étude de l'Aviation est extrêmement complexe : lorsqu'on veut l'aborder, on se heurte à des difficultés presque insurmontables,
Elle pourrait, à elle seule, former un volume plus gros que celui-ci.
En l'état actuel de nos connaissances, nous ne pensons pas que des recherches dans cette voie nous conduisent assez rapidement à des résultats féconds : n'a-t-on pas eu depuis déjà longtemps des preuves éclatantes de l'extrême difficulté de la question? Tout ce qui a étë fait ou tenté dans ce sens n'a donné aucun résultat pratique.
Pour la construclinn rationnelle des dirigeables, l'auteur a cherché à faire intervenir les théories, les lois, les formules nécessaires permettant d'arriver — autant que possible sans avatars, et sans trop de tâtonnements, — à la réalisation du problème de la direction.
En général, beaucoup de conceptions relatives à ce ] problème sont frappées d'incupncilé native par suite de l'ignorance d'abord théorique, puis pratique des inven- j teurs qui veulent aborder celte difficile question.
Les études de GifFard, de Dupuy-de-Lôme, des frères Tissandier, des savants officiers de Chalais dont les noms sont gravés sur le livre d'or de la science aérostatique, de M. de Bruignac, de M, R. Soreau, onl permis à l'auteur de reconnaître la grandeur du problème en . même temps qu'elles en ont fortifié ses connaissances. |
Des emprunts ont été faits dans la Bévue de F Aéronautique, de M. Hervé, dans VAèronaute, dans l'ouvrage de M. Banel-Rivet, et surtout dans les Mémoires précis de M. Soreau, où ia question est développée avec grande ampleur.
L'ouvrage est divisé en 3 parties bien distinctes : la j première traite ce qui est relatif à l'aérostalion proprement dite ; la seconde com prend les conditions du grand 1