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GONFLEMENT ET LANCEMENT

) OBSHIIVATIOKS

militaires, Coutelle et Condé, envoyés par le Comité de Salut Public à l'armée de Sambre-et-Meuse, construisirent à Maubeu^e, en i794t <i" appareil de taille suffisante pour produire la quantité' d'hydrogène nécessaire au gonflement du ballon L' Entreprenant (i).

L'appareil pouvait produire environ i5 ra' à l'heure, son principal avantage résidait dans l'économie qu'il présentait à l'époque, car la fourniture de 4 ^ 5oo mètres cubes ne coûtait que le prix du charbon employé pour la réduction de l'eau en vapeur et le cliauffage des tubes en fonte emplis préalablement de limaille ou de tournurede fer. La réaction peut s'exprimer par la formule suivante :

4HO-|-3Fe^Fe'0'+4H

qui montre que l'oxygène se combine avec le fer pour former de l'oxyde magnétique Fe'O' et l'hydrogène se

Mais l'installation de fours énormes se détruisant rapidement, l'irrégularité du dégagement ont condamné cette méthode.

Appareil de Giffard. — En i865, Giffard avait imaginé de produire l'hydrogène en faisant passerde l'oxyde de carbone sur du minerai de fer oligiste, puis ensuite de la vapeur d'eau sur le fer produit.

L'oxyde était d'abord réduit, ainsi que le montrent les équations suivantes :

Fe'0= + 3C0 = sFe + 3C0'.

Fe'O' -L 4C0 ^ 3Fe -r 4C0'.

(i) Les premiers essais de gonflemenl d'un ballon i faits à Mcudos, aous les Huspices du physieien Charles e Bentant Guylon de Morveau. Ces derniers élaieut arrivés le gaz hydrogène de l'oïyjfène par la décompo fer rou^ h blanc, mode que l'on ava.it préféré sulfurique comme étant moins coûteux.

à l'emploi de l'acide

LES OIKIGBABL8S

La vapeur d'eau passant ensuite sur le fer obtena, donnait de l'hydroçéne ;

3Fe-!- 4H'0 = 8H + Fe'O'.

Le fer s'oxydait donc de nouveau et devenait Fe'O* quej l'on ramenait à t't^lat de fer par le courant d'oxyde del carbone. En somme, le minerai de fer oli^iste deFail^ servir indéfiniment, il a'y avait à dépenser que le coki nécessaire à la production de l'oxyde de carbone et I4I charbon nécessaire à la vaporisation de l'eau.

En réalité, l'hydrogène obtenu n'est pas très coûteux] (il revenait paraît-il à o fr. 35 le mètre cube), mais s force ascensionnelle ne dépassait pas 1.000 gr., et leJ dégïiïïement était lent et irrég^ulier.

Procédés dwers. — Un autre procédé qui a donaél d'assez bons résultats, consiste à calciner un mélangefl de zinc, de chaux, niélang'és avec un peu de sciure del bois. La réaction est représentée par l'équation :

Ca (OH)' — Zn = 3H -h CaO'Zn qui indique que le résidu obtenu est du zincale de cftl-1 cium CaO'Zn.

Le colonel Renard a montré qu'il y a avantage, dansl certains cas, à remplacer la chaux par une dissolution I d'un salin particulier, tel que le carbonate de soude 1 ordinaire Na^CO', car la réaction a lieu à la tempéralnre I ordinaire, le résidu étant du zincate de sodium Na'O'Za. 1

Apparfil à gazéine. — Le Directeur de l'établissement | de Chaiais-Meudon a fait construire, en 18S0, un app» reil destiné à retirer l'hvdrosi^ne de la gazéine. Ce dei^'l nier produit est susceptible de dégager de l'hydro^m sous une températare modérée. Le générateur combiné 1 par M. Renard pouvait produire environ 5o m' par heure | avec un poids faible de matières chimiques ; mais le J prix de revient est très élevé.

GOKFLEHENT f

LANCEMENT. INsrnUUBNTS D OBSEnVATIONS

Gaz à r eau et méthodes diverses. — Sous la dénomination de gaz à l'eau, plusieurs inventeurs ont essayé de produire l'hydrogène par différents systèmes. En avril 1817, Gimgembre père et fils prirent un brevet pour ten-* ter l'application du gaz à l'eau ; ils essayèrent, au lieu d'injecter l'eau, de faire passer un courant de vapeur dans des cornues remplies de charbon de bois incandescent. Mais l'hydrogène ne pouvait être obtenu pur.

En i85o, Selligue, qui produisait le gaz d'éclairage à son usine des BatignoUes, par la décomposition de l'eau en présence du charbon de bois, le carburait ensuite pour rendre sa flamme éclairante.

Il pouvait donc avoir de l'hydrogène à peu près pur, mais, pour de grandes quantités, c'était impossible : l'oxyde de carbone se mélangeait au gaz et, malgré les essais du chimiste Giilard, le système n'eut qu'un succès médiocre. Un autre chimiste, Longsden, a bien montré qu'en ajoutant au coke qui sert à préparer le gaz un sel de potasse ou de soude, l'oxyde de carbone disparaît presque complètement, mais le gaz s'alourdit et perd de ce fait de ses qualités aéroslatiques.

Dans ces dernières années, la fabrication du gaz à l'eau et de l'hydrogène, par voie sèche, a été reprise par MM. Imbert et Henry en France et par les frères Dowson en Amérique.

C'est par le contact de la vapeur d'eau chauffée jusqu'à son point de dissociation avec du coke incandescent que MM. Imbert et Henry ont obtenu le gaz léger, mais mélangé d'une petite quantité d'oxyde de carbone. Ils prétendent qu'une tonne de coke rend 3.200 m' d'hydrogène que l'on peut carburer ensuite pour les besoins de l'éclairage.

En&n, M. J. Leloup et un ingénieur russe, Latchinow, ont aussi indiqué d'autres procédés de fabrication, mais qui sont peu utilisés industriellement.

Pour être complet, il faut signaler les efforts qui ont

été faits pour obtenir de l'hydrog'ène parIVIcctroI l'eau. Le colonel Renard est cerUinemeni un dt qui ont ie plus éludii^ la question.

L'appareil ëtudië par l'éminenl ingénîeur-aéronaute/1 est formé d'une série de grands voltamètres en fer remplis d'eau distillée, alcalinisée avec de la soude caustique NaOH dans la proportion de i5 o/o et dans lequel on fait passer le courant d'une dvnamo d'un régime suf-*. fisant.

Le courant traversant le liquide alcalinisé décompose^

la soude caustique en sodium qui tend à se former suri

l'électrode négative (cathode , et en eau oxygénée H'0*l

qui tend à se former sur l'autre électrode (anode) :

2NaOH = aNa H- H'UV

Mais gène:

I oxygénée se décompose en eau et en oxy-^

La soude caustique se reforme, et il y a dégagement I d'hydrogène :

2Na + 2H'0 = aNaOH H- 2H.

C'est donc une décomposition de l'eau du voHamètreJ en oxygène (anode) eL hydrogène (cathode) et régénéra-.! tion de la soude caustique.

Chaque voltamètre (fig. 16) est formé d'un grand cylindre AA de 3 m. 4<J de hauteur et environ 3o centimètres 4 de diamètre, à l'intérieur duquel se trouve un second [ cylindre en fer BB de 3 m. So de haut et d'environ 1 17 centimètres de diamètre, percé d'un grand nombre de petits trous permettant l'ascension des gaz à l'înté- 1 rieur du cylindre.

Le voltamètre est muni d'un robinet R dont l'ajutage | le met en communication avec un réservoir surélevé qui contient la solution alcaline. Un sac en toile d'amiante ce, fermé par le bas, oppose une faible résistance au

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courant électrique et s'oppose au mélange de l'oxygène à l'hydrogène lorsque la décomposition a lieu.

Nous ne nous étendons pas trop sur ce procédé, car il

Procédés de fabrication de l'hydrogène.

NaluK du procédé.

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Observalioas.

Vapeur d'^ac et fer (cor.

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