À AT LA D
0 CAR CUAmO d A
DE
Le] dUTASE 0%
PE
RSES.
Cun des mots blessants, par considération pour le ministre, mais je crois que la Chambre aimerait avoir une traduction de l'article.
M. l'ORATEUR : L'appel au règiement doit être décidé. Je suit sûr que la Chambre voudra que l'honoralle député de Cham plain (M. Blondin), donne une explication complète, et que la Chambre sera prête à l'entendre sur ce point...
M. MONK : Le but de mon ho norable ami n'est pas de contredire quoi que ce soit de ce qui a été dit ici par le ministre.
La question soulevée est une question de privilège— une plainte au sujet d'un article publié dans un journal. Il y a ‘immédiatement, ce me semble, un droit inhérent, pour la Cham- Lre, de prendre connaissance de cet siticle de journal...
Sir Wilfrid LAURIER : Il u'ÿy s& pas de question de privilège qui ait été soulevée en vue de provoquer à ce sujet de discussion ultérieure. l
M. HAGGART (Lanark) Le très honorable Premier Ministre a raison, mais il aurait dû ajouter : que l'hc orable député, tout en expliqt ant sa propre conduite à la Chamire, a le droit de le faire à sa manière...
M. l'ORATEUR : C'est là, semble-t-il, une question assez compliquée...
M. REID (Grenville): Monsieur l'Orateur, vous avez permis au Ministre de :a Marine de donner lecture d'une partie de ce même article, et, comme
S— résultat, le sens de l'article dans son ensemble est dénaturé.
Quelques DEPUTES : Règlement !
M. REID (Grenville) : Estil juste, monsieur l'Orateur, de permettre au ministre de la Marine de donner lecture de quelques lignes de cet article qui en dénaturent le sens et de ne‘ pas permettre à l'honorable député de Champlain de donner lecture de l'article en entier, afin que la Chambre en saisisse la rée.le portée ?
M. l'ORATEUR: Bien entendu, l'honorable ministre de la Marine a donné des explications qui lui étaient personnelles et il s'en est tenu là...
M. BLONDIN : Au début de la séance, je me proposais de donner lecture de cet article, afin de mettre les choses sous leur vrai jour en ce qui me regarde, mais j'en ai été empêché, le tuinistre de la Marine ayant pris les devants. Je voudrais maintenant donner lecture de ‘article à la Chamire sans commentaires, en vue de remettre les choses au noint en ce qui me concerne.
M. l'ORATEUR: Si l'article contient des affirmations que l'honorable député n'aurait pas le droit de faire de lui-même, doit-il être laissé libre d'en donner lecture en dépit de la défense du règlement ?
M. BLONDIN : Monsieur l'Orateur, je ne vois rien de très injurieux dans l'article, sl ce n'est qu'il renferme à l'endroit du ministre une accusation dont
je serais le premier à lui fournir l'occasion de se laver.
M. RHODES : Si j'ai bien compris,le ministre ce la marine a demandé de fournir des explica tions d'une nature personnelle au sujet d'un article publié dans le ‘‘Devoir''. Il n'a pas donné lecture de cet articie..
Ma prétention c'est que si la Chambre est saisie d'une question de privilège elle a le droit d'entendre lecture du texte de l'article, et c'est ce que se propose de faire ‘honorable dépuité de Champlain. Si la Chambre n'est saisie d'aucune question de privilège, alors toute la discussion est en contravention au règlement.
Sir Wilfrid LAURIER: Dans ces circonstances, on ne saurait lwÿ permettre de donner lecture du texte en question...
M. R. L. BORDEN: Le Premier Ministre oublie cecd, que la question de privilège soulevée par le ministre de la Marire ne le regarde pas seulement
lui-même, mais regarde aussi l'honorable député de Champlain.
L'hon. M. BRODEUR : Vous faites erreur M. R. L. BORDEN : Mais, si ! Il1y est question du commencement à la fin de l'attaque
dirigée par le ministre de la Marine contre l'honorable, dé-
puté de Champlain.
L'hon M., BRODEUR :
que non !
M. R.L.BORDEN : C'est cela ou ce n'est rien. L'honorable ministre de la Marine affirme
Oh
que cela ne regarde pas l'hono- rable député de Champlain, mais de fait cela le regarde de très près. L'honorable ministre de la Marine lorsque le député de Champlain a fait sa dénégation, s'est écrié : ‘‘Mais cela a paru dans vot:: propre organe!’
L'hon. M. BRODEUR: Quand j'ai dit que ces paroles avaient été publiées dans le ‘Devoir'', il a reconnu que c'était vrai, ajoutant que lerapport ainsi conÇçu'n'était pas fidèle.
M. McINTYRE : On ne permettra peut-être d'interjecter une observation...
W. R. L. BORDEN : Il a déjà déclaré que c'est ce qu'il se propose de faire.
M. BLONDIN : Monsieur l'Orateur, si j'insiste pour répéter ceci à l'honorable ministre,c'est parce qu'il me représente comme ayant dit les paroles qu'il prétend m'être attribuées par le Devoir’.
M. l'ORATEUR : Je pense que l'honoralle député ferait bien des'en tenir à sa propre question de privilège.
M. BLONDIN : J'allais affirmer que la suite de cet article est ainsi conçue: ‘La Chambre a été induite en erreur, comme on le voit à la page 159... 1
Quelques DEPUTES : Rêglement !
M. l'ORATEUR : Ma décision est qu'on ne saurait donner lecture de cet article contredire la déclaration du ministre de la Marine.
M. BLONDIN : Je me pro- -
sant que tous ces extraits sont ‘Les seules libertés dont nous tirés du journal ‘‘Le Devoirii, ‘ouissons, nous les avons arraleur organe..." page 159, lignes chées aux Anglais. L'Angleterre
13 et suivantes. n'a pas conquis le Canada par “I, a dit encore (ligne 40 et amour ni pour planter la croix suivantes ) : du Christ comme l'afait la
‘“L'hon. M. Brodeur : Le mê- France, mais pour établir des me honorable député parlant à postes de commerce et faire de St-Louis de Blandford— et cet l'argent. Elle a semé par ‘out extrait est aussi pris dans ‘‘Ie le monde des germes de haîne, Devoir''— a dit : de querelle efde guerre. Nous
‘es Anglais n'ont jamais en avons assez des Anglais et rien fait pourles Canadiens- ae f'Angleterre.
Français. Nous ne leur devons ‘‘Ainsi donc, par trois fois ; tien. Tes “anadfens français d'une façon générale d'abord, n'ont pas à s'occuper de l'opi- d'une façon particulière ensuinion des autres provinces sur la te et en spécifiant les textes question navale. Ils sont capa- auxquels il référait, M. Brodeur tes de régier eux-mêmes les a déclaré qu'il s'appuyait sur questions qui les concernent l'autorité du journal ‘‘Le Desans a:iler prendre des conseils voir”.
ailleurs. Ies mêmes qui ont ar- Iæes trois fois, M. Brodeur, raché les entrailles de nos député et ministre dela Cougrands-pères sur les plaines ronne, grand amiral de la flotd'Abraham nous demandent au- te canadienne et futur chevalier jourd'hui de vous sacrifier pour de l'ordre de St-Michel et leur salut. Saint-Georges, s'est trompé.
‘M. Blondin, le député auquel ‘‘Nous défions qu'on trouve s'adressait M. Brodeur, ayant dans un compte rendu quelconcontesté l'exactitude de ces pré- que d'un discours de M. Blontendues déclarations, M. Bro- din publié dans ‘‘Le Devoir’ au deur a repris (page 159, lignes cours de la campagne électora- 61 et suivantes ; page 160, li- le de Drummond-Arthafaska les gnes 1 et suivantes). deux textes que M. Bnodeur a
L'honorable M. BRODEUR : cités et que nous venons de re- Bien nous allons en prendre une produire.
autre, dans le ‘‘Devoir'' du 30 ‘‘M. Brodeur a prétendu lire octobre :’’ des extraits du ‘‘Devoir'’ du 30
‘“(L'Angleterre est allé jusqu'- octobre. Nous pourrions lui réau point d'écraser ses colonies pondre simplement que le 30 occomme a fait l'ancienxe Rome tobre étant un dimanche, ‘Le
impériale. ’ Devoir'' n'a pas paru ce jour-là ‘M. Blondin : C'est absolu- et que le numéro du 30 octobre ment faux. n'existe que dans son imagina-
“L'hon. M. Brodeur (lisant ) tion.
—— ‘Mais certains, qui ne savent pas jusqu'où peuvent aller l'audace et le cynisme de M. Louis Philippe Brodeur, pourraient croire qu'il s'agit d'un lapsus et que le texte incriminé a été publié dans un autre numéro du journal. 11 n'en est rien.
‘‘Froidement et de propos délibéré, escomptant l'impossibilité presque absolue où l'on se trouvait de le démentir s‘ance lenante, comptant que pas un de ses collègues ne pourrait le croire capable d'un pareil coup.
M. Brodeur a affirmé que nous avions mis au compte de M.
Blondin des paroles que nous ne lui avions jamais prêtées.
“Sir Wilfrid LAVWRIER :
l'ordre ! A l'ordre !
“M. BLONDIN ‘Est-ce assez complet et que
pensez-vous, maintenant, du monsieur ? En Angleterre, un ministre quise ferait prendre dans un parei, guêpier recevait de son cheî i'ordre de remettre immédiatement son portefeuille.
11 n'oserait plus se montrer dans une réunion publique, et courrait dérober, dans une lointäaine retraite, sa honte et son ignominie."
Quelques DEPUTES dre ! A f'ordre !