‹ Les disques d'airain [microforme]Chapitre 13 sur 37 · SUR LES MONTAGNES · texte numérisé non relu

SUR LES MONTAGNES

A M. Oawald Mayrand

La pluie au pied d«8 monts passe en carrés épais, Tel un- escadron de lanciers en rangs parfaits. Traînant comme un canon la foudre derrière elle. Les oiseaux vers leurs nids volent à tire d'aile.

11^ pleut tant qup les grands bouleaux semblent rouilles L'éclair, prunelle qui luit aux cieux verrouillés, Eclate avec fure aux barreaux des nuages Comme un fauve enchaîné sur le char des orages.

LES DI8QUE8 P'aiBAI!»

Cependant sur les monts l'étoile brille encor, Tombant sur les sommets comme un^ neige d'or- Quand la oudre ébranle et terrorise la terre, Il n est qu'azur joyeux sur la montagne altière.

Le soleil baisse et de lassitude s'endort, Couvrant les hauts monts de sa chevelure d'or- Tandis que les vallons où s'épaissit la brume S enfoncent engourdis comme en un lit de plume

Puis vient U nuit qui sème au ciel les clairs sanhir. Le silence éveille un orchestre de soup^! ^ ' La nature simple et sublime par routine Nous murmure sans cesse une chanson divine

LES DISQUES D'aIBAIN

terre, ô cieux, ô mers que l'homme fait penser, Puiseé-je en votre paix sereine m'élancer, nature impassible à qui je prête vie, A mon âme en retour apprends ta symphonie.

Mars 1918

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