‹ Les disques d'airain [microforme]Chapitre 21 sur 37 · LE GENIE · texte numérisé non relu

LE GENIE

A. Sir Lomer Qouin

Au pied (les monts hautains, sous un abri sauvage Près d'un lac qui .*e vêt d'écume sous l'orage, Faustus scrute pensif l'accent de l'in-fini Grondant dans l'airain sourd d'un firmament bruni

Les nuages fumants, cavales déchaînées.

Couvrent les cieux de leurs rondes hallucinées; Le tonnerre ainsi qu'un maître puissant et fort Les mène en claquant sa longue lanière d'or.

tES DISQUES D'AIBAIN

La nue à Vhorizon, berceau qui semble abîme, Cherche comme un troupeau fou que la peur anime Les sentiers perdus de la lumière et du jour, Mais Faustus seul, des monts sonde le haut séjour.

Par dessus les sommets qu'illumine son rêve,

Loin des mondes vains dont il sait que l'heure est brève,

Le Génie apparaît sur l'endume des cieux.

Sous l'éclair jaillissant de la forge des dieux.

Hôte des Smaïs, amant épris de cîmes.

D'un rayon éternel éclairant les abîmes, Le Génie, astre aussi, rayon, cîme, aquilon, Dont la vie est le flot sacré, l'Esprit, le nom!

LES DISQUES U'AIBAIN

Vents soufflez, mers hurlez, gouflez vos voix de haîue, L'harmonie a dompté la terreur vague et vaine, Un: troisième astre s'est levé dans l'infini. D'un souffle le Génie a terrassé la nuit.

LES DISQUES D'aIBAIN

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