CONSOLATION
A M. A. Beauregard
C'est en se surmontant qu'on peut vaincre le sort; La force vient de loin, et c'est par la souffrance, Qu'on chasse le fatal et passionnel essor; Car le savoir c'est l'endurance.
Le sage nous dit qu'on triomphe en renonçant, S'attacher c'est jeter l'ancre dans l'insondable. La Nature au coeur libre offre un attrait puissant, Mais sous ses dons le serf s'accable.
L'univers contredit le serf à l'infini,
Tant dans les choses il est peu de ressemblance,
La saison qui succède à celle qui finit
Nous charme par sa dissemblance.
Le carillon des nuits sonne l'espoir du Jour, Plus la souffrance dure et plus l'oeuvre s'achève Et le printemps joyeux, annonçant son retour, Des glaces fait couler la sève.
Que de chagrins s'en vont au retour printanier; Il semble parfois que dans une nuit d"'étoil'es, Le bonheur s'endort près d'un odorant sentier Et livre ses beautés sans voiles.
Rêveries
Ode à Rei/ns — En lisant Pascal — Héros de 1837 — Un
Poète — La victoire de la Marne — Jeanne d'Arc —
Pensées d'automne — La romance de nos hois —
George-Etienne Cartier — Le chemin dans
les monts — Au lac Archamhault — Le
Monument de Maisonneuve — Auœ
Canadiens-français
d'Ontario.