‹ Les disques d'airianChapitre 31 sur 34 · AU LAC ARCHAMBAULT · texte numérisé non relu

AU LAC ARCHAMBAULT

A M. Léon Gélinas

0 silence éternel des hauts et vastes monts ! Lac où baignent les bois, les rocs, les cieux profonds L'alonette rayon ailé, court sur les plages, he héron au vol lourd plane sur les rivages.

La saveur des sapins embaume les vallons, La grisante odeur des foms monte des sillons; La brise soupire en l'épaisseur des feuillages, Comme un" sourd torrent qui gémit dans les bocages.

152 LES DISQUES D'AIEAIN

Les bois remplis d'oiseaux bleus, vermeils et d'or pur, Sont les orgues de ce temple à voûte d'azur Où vole en tournoyant l'hirondelle joyeuse ;

Quand le soleil meurt, à l'heure mystérieuse Où la cloche tinte au loin, comme un reposoir, Entre deux monts descend l'étoile d'or du soir.

Août 1917

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