‹ Les diverses méthodes chimiques de précipitation des globulines: Leur valeur diagnostique dans les syphilis du névraxeChapitre 2 sur 14 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

Certaines heures de la vie semblent plus spécialement

réservées au recueillement et à la réflexion. L’homme s’arrête un moment avant ide franchir le seuil qui le sépare de la grande route : et son regard tout naturellement se détourne pour embrasser ce qu'il laisse dernière jui. Je me trouve aujourd’hui à une de ces heures solennelles : au moment d’entrer dans cette carrière médicale que je me suis toujours représentée dommie un apostolat de charité et de dévouement, je ne puis m’empêcher de songer à ceux qui me soutinrent de leur affection, qui maïdèrent de leurs conseils ; et je veux que mes premières paroles soient des paroles de reconnaissance.

Un nom se présente tout de suite à ma mémoire, nom vénéré entre tous et que je veux saluer le premier. C’est celui de mon père, que la mort trop tôt nous à ravi et qui fut toujours pour nous d’une si affectueuse bonté. A lui, qui aurait été si joyeux aujourd’hui, ma piété filiale adresse un souvenir ému, et pour qu'il soit plus conforme à ce qui aurait été son désir, je veux y associer la pensée de ma mère, que mon affection ne saurait pas séparer de lui. A:

Ma reconnaissance va tout naturellement aussi à mon cncle, l’ingénieur Bressot, qui sut me tenir lieu de père, et me donna à un âge où l’on a tant besoin de paternels conseils. Je sais que la dette de gratitude, envers lui con-

tractée, est de celles que quelques mots ne suffisent pas à payer. Qu'il soit assuré du moins que je ne l’oublie pas.

Que tous les miens trouvent ici le témoignage d’une bien profonde affection.

Je ne voudrais pas oublier ceux de mes maîtres de la l'aculté qui me témoignèrent toujours une si grande indulgence. Et je veux remercier tout d’abord M. le doyen Mairet, mon président de thèse, chez qui j’ai toujours rencontré une bienveillante sollicitude. Que Messieurs les’ professeurs Granel, Forgue, Tédenat, Carrieu, Baumel, Bertin-Sans, Ducamp et Vires trouvent ici un faible témoignage de ma gratitude. Que Messieurs les professeursagrégés Huzière, Derrien, Delmas, Massabuau, Fleig acceptent tous mes remerciements pour les conseils qu'ils m'ont donnés et l’amicale bonté dont ils ont fait preuva à mon égard. Je veux adresser aussi un souvenir à Monsieur le docteur Nolé, médecin directeur honoraire des Asiles, dont je fus l’interne pendant trois ans, et qui me fit profiter de sa haute expérience. Qu'il reçoive mes meil- leurs remerciements et soit assuré de ma respectueuse affection. Je tiens également à remercier tout particulière: ment le docteur W. Mestrezat qui me donna de précieux renseignements techniques et me permit, guidé que je fus par les conseils éclairés de M. le professeur agrégé Euzière, de mener à bien cette thèse. |

Que celle enfin, dont j'aurais voulu inscrire le nom en tête de ce travail, trouve du moins ici ma pensée la plu: affectueuse pour elle et pour les siens.

HE

Page 1