‹ Les diverses méthodes de traitement des sinusites maxillaires chroniques: étude critiqueChapitre 35 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L. — En dehors de l’empyème, il existe, au point de vue de l’anatomie pathologique et partant de la curabilité, des formes très diverses de sinusite maxillaire.

IT. — Tandis que les sinusites rhinogènes seront en général des sinusites aiguës et facilement curables, celles d’origine dentaire constitueront la grande majorité des sinusites chroniques d'emblée et parfois rebelles.

IT. — Il est d’un grand intérêt de faire le diagnostic précoce de la cause d’une sinusite, car d’une opération simple comme une avulsion dentaire dépendra souvent la guérison. La radiographie sera pour cela d'un grand secours, permettant parfois de déceler un fragment de racine qu’un simple examen buccal n'aurait pas suffi à montrer.

IV. — Le diagnostic de la lésion est non moins intéressant. On évitera ainsi de perdre son temps en lavages dans les cas où des fongosités ou des séquestres osseux rendent illusoire tout espoir de guérison par ce moyen. On pratiquera donc l’endoscopie directe chaque fois qu’une fistule suffisamment large la rendra possible.

V. — Dans les cas douteux et surtout dans les cas récents, le traitement devra être conduit par étapes

en commençant par les opérations les plus simples et les plus conservatrices. (Extraction de dents suspectes, ponction alvéolaire, lavagesdiaméatiques.)

VI. — Jl ne faudra pourtant pas s’y attarder. Si au bout de quinze à vingt lavages on ne voit survenir aucune modification dans la sécrétion, on proposera une opération plus énergique.

VII. — La méthode de Claoué sera souvent suffisante et tend à se substituer aux méthodes d'ouverture par la bouche. Elle devra toujours être tentée. L'ouverture nasale ainsi pratiquée aura d’ailleurs son “Mmploi, même si on doit recourir plus tard à une cure radicale de Caldwell-Luc.

VIIT. — Cette dernière opération est la méthode de choix pour la cure radicale. C’est à elle seule qu'on s'adressera lorsque les autres traitements et en particulier le Claoué seront restés sans effet ou que le malade exigera une prompte solution. Elle assure, sans aucun délabrement et dans presque tous les cas, une guérison rapide et définitive.

IX. — Toutes ces opérations, même la cure radicale, seront pratiquées autant que possible sous anesthésie locale.

Vu : Vu :

Le Doyen, Le Président de la Thèse, L. HUGOUNENQ. D' LANNOIS.

Page 1