‹ Les dix dizaines des Cent nouvelles nouvellesChapitre 22 sur 84 · XXVI TABLE · texte numérisé non relu

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justes applaudissements. « Noble et bien renommé, Antoine de La Sale, dit un de ses contemporains (Rasse de Brinchamel, dans la préface des Avantures de Floridan et d'Ellinde), avez tous] ours plaisir, et dés le temps de vostre fleurie jeunesse, vous estes delicté à lire, aussi à escripre histoires honnorables; ouquel exercice, et continuant, vous persévérez de jour en jour sans interruption. »

Ce fut sans doute pour le délassement du Dauphin de France qu'Antoine de La Sale avait composé l'Histoire du petit Jehan de Saintré et de la dame des Belles Cousines, puisque les manuscrits de ce joli roman sont datés du château de Genappe et de l'année 1459: il écrivit aussi, dans le même temps et peut-être dans le même but, les Quinze Joies du mariage, vive et plaisante satire, à laquelle il ne mit pourtant pas son nom. a Entre cet ouvrage, la Dame des belles Cousines et les Cent Nouvelles nouvelles, il y a, dit Leroux de Lincy, un air de famille qui suffirait pour qu'on les attribuât tous trois au même auteur. » Antoine de La Sale aurait donc, suivant toute apparence, rédigé, soit de mémoire, soit à l'aide de notes prises au moment même de la narration, le recueil des Cent Nouvelles nouvelles, et c'est lui-même qui offrit au comte de Charolais, comme il le dit dans la dédicace adressée à ce

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