‹ Les dix dizaines des Cent nouvelles nouvellesChapitre 8 sur 84 · NOTICE IX · texte numérisé non relu

NOTICE IX

une fois dressé, il ne craignait ni attaque ni surprise, et pouvait tranquillement se livrer aux plaisirs delà table et à celui d'écouter ou défaire ces joyeux récits, qui composèrent plus tard les Cent Nouvelles. Le jour, accompagné de ses fidèles serviteurs et du comte de Charolais, dont il aimait à exciter la bouillante ardeur, il chassait, ou bien encore visitait les paysans et s'amusait de leurs propos. »

« Les principaux du Conseil dudit Dauphin, raconte Olivier de la Marche dans ses Mémoires, furent le seigneur de Montauban et le bastard d'Armignac, avec le seigneur de Craon; et avoit mondit seigneur Dauphin, de moult notables jeunes gens, comme le seigneur de Cressols, le seigneur de Villiers, de l'Estang, M. de Lau, M. de la Barde, Gaston du Lyon, et moult d'autres nobles gens et gens esleus; car il fut prince, et aima chiens et oiseaux, et mesme, où il sçavoit nobles hommes de renommée, il les achetoit à poids d'or, et avoient tresbonne condition. Mais il fut homme soupçonneux^ et légèrement attrayoit gens et légèrement il les reboutoit de son service ; mais il estoit large et abandonné, et entretenoit par sa largesse ceux de ses serviteurs dont il se vouloit servir, et aux autres donnoit congé légèrement et leur donixoit le bond, à la guise de France. »

Le Dauphin^ au château de Genappe, pouvait

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