‹ Les dixChapitre 13 sur 30 · LES DEUX FEMMES · texte numérisé non relu

LES DEUX FEMMES

M. de Lucienne ?

BÉLINO.

Lui-même... il en contait à Felippa, la femme de ce riche brodeur... Elle ne pouvait pas croire à cette passion subite; alors, il se mit à jurer ses grands dieu\ qu'il l'adorait depuis ciL-q ans... et il n'est à Venise que depuis trois niois!« Oui] Felippa! s'est-il écrié, je retrouve en vous les traits d'une femme que j'ai idolâtrée et que j'ai eu le malheur de perdre ! Dorothée ! ma chère Dorothée ! »

Clara !

Julie !

LÉONOR, à part, avec dépit.

SILVIA, à part, de môrac.

BÉLINO.

Vraiment ! Il n'y a qu'un Français pour des inventions pareilles!

SILVIA, à Bélino.

Vous voyez qu'il est urgent de chasser cet homme.

BÉLINO.

Pourquoi donc?,, surpris par le mari, M. de Lucienne a dit au jaloux qu'il venait d'acheter

schm viii.

rinqitantc aiiiiosdo velours an polit poiiil... (la fait aller le ("ommcrco! Au surplus, Piquelli a chargé Lorciizo ûo. surveiller exclusivement le jeune Français... cl Lorenzo est d'autant plus dangereux qu'on ne se niélic pas délai... Je suis convaincu qu'il sera bientôt sur la piste de quelques nouvelles aventures. Ce sera divertissant! qu'il me tarde de les connaître!.. Aussi, je ferai tout pour que le vicomte reste à Venise! Pardicu! il eera toujours temps de réioigncr... un ordre du conseil des di\, et une heure après...

SILVIA, bas, à LiJoiior.

11 ne partira pas!

BÉr.iNO, h la table, et cherchant (niclqncs papiers.

Dis-moi, Silvia... ne sois pas inquiète si je rentre aujourd'hui un peu iilus tard (jce de coutume... nous avons chez le Doge rencontré plusieurs de nos collègues, et nous allons en profiter pour terminer quciq'.ics alTiiircs urgentes. (Il continue à cheiclicr dans les papiers.) SlLVlA, 5 nOlino.

Et le seigneur Piquelli?

lîÉLIXO.

Partagera nos travaux.

SlLVlA, à part et avec joie.

Nous avons le cl)amp libre... bien !

Bl'.MNO, rciinis?anl des paiiiers.

Voilà tout ce qu'il me faut... (\ i.conor.) Mais qu'avez- VOUS, signora?.. vous pa\aisse/, tonte soucieuse... Je conçois, dans ce grand palais... toujours loin de votre mari... Rassurez-vous, d'ici à quelques jours, nous serons débarrassés de nos ennuis politiques, et nous serons tout à nos femmes, à nos chères petites femmes!.. (Saluant.) Signora... (a Silvia.) Au revoir, mon enfant!

(Il sort.)

Page 1