‹ Les dixChapitre 18 sur 30 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LÉONon, bc levant, et avec gravité.

Ferdinand de Lucienne, ici l'on vous accuse D'avoir enfreint les droits de riiospitalilé! D'employer chaque jour le mensonge et la ruse Pour tromper l'innocence, et, dans notre cité, D'apporter le désordre et l'iraïuoralité!

SILVIA

Maintenant, accusé, songez ù vous défendre.

LE VICOMTE

Quel discours, Mcsseigneurs!.. Ali! que viens-je

(d'entendre!

Sans chercher à séduire.

Je suis souvent séduit !

Un doux regard m'attire, Et ma raison s'enfuit! Quand la beauté m'entraîne, Par peu de cruauté, Dois-je porter la peine De sa légèreté?

TOiTES, excepté Silvia, se levant avec indignation.

Aux voix! aux voix! aux voixl

Ah! quel affreux scandale!

Ici, de la morale,

Il outrage les lois !

Aux voix ! aux voix i aux voix !

SILVIA, agitant une sonnette, et faisant signe aux juges de se calmer. )

Laissons à la défense entière liberté... Ecoutons, pour juger avec plus d'équité.

(Au vicomte.)

Continuez...

LE VICOMTE

Sous le ciel d'Italie ,

Si pur et si brûlant,

De tendre rêverie

En vain l'on se défend.

Quand la beauté m'entraîne,

Par peu de cruauié,

Dois-je porter la peine

De sa légèreté?

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