LE DORU
Vil ! le doru s'est empaié de moi, cher ange aux doux regards; le doru me iait verser des larmes amères penilant que je tiens mes yeux fixés sur ta route.
Jour et nuit mon cœur souflVant te cherche, et ma voix t'appelle sans cesse nuit et jour.
Cher trésor, douce bien-aimée, où est ton visage adoré? où est ta voix j)énétrante? où donc es-tu, amie, où donc es-tu?
Ah! si le ciel m'aimait un peu, il me rendrait ton sourire ; si le ciel avait pitié de mes souffrances, il me rendrait tes doux baisers.
iMais, hélas ! le temps passe ; les journées, les siècles s'écoulent sans que mes yeux levoienl la lumière, sans que ma douleur se calme.
Le doru brùle la fleur de la jeunesse comme un soleil ardent ; le doru dessèche et flétrit le cœur qui en est atteint.
DOINA D'AMOUR
La forêt soupire, la forêt gémit pour un jeune petit chevreuil. Hélas! mon pauvre cœur gémit et soupire comme elle, pour une blonde jeune fille.
La feuille croît, la feuille tombe, et plus de chevreuil pour la ronger de ses dents ! Hélas ! que vais-je devenir! le doru s'est emparé de mon cœur et le fait gémir sans cesse.
0 mon cœur! sois résigné, comme la terre sous les pieds des hommes, jusqu'à ce que la blonde jeune fille et le petit chevreuil reviennent à la forêt.