LE RECUL DE L’EVOLUTIONISME
Les doctrines de l’évolutionisme, faites plus d'imagination que de réalité, subissent, à l’heure présente, une crise telle qu’elle a arraché, en 1910, a Le Dantec, un cri de détresse: “Ce n’était pas la peine de s’insurger contre la vieille croyance à la création divine. Mais c’est pour moi une grande douleur de voir méconnaître le transformisme à un nvment où je croyais qu’il avait conquis le monde.” Wolff en 1907 disait: “Le darwinisme qui avait assumé la mission d’une part de rayer la téléologie de l’ordre du jour, d’autre part, de faire triompher la doctrine de la descendance, est équivalemment ruiné.”
“On tient au transformisme, non d’une manière critique, mais d’une manière dogmatique. En dehors du finalisme il n’y a pas d’explication possible de l’évolution.”
Delage et Goldsmith parlant de Darwin: “Malheureusement sa conception n’a pas résisté à la critique.”
Houllevigne, dans son article publié en 1905, dans 1: Revue de Paris, disait: “En fait, il est inconcevable que le finalisme envahisse les sciences de la nature à tel point que le professeur Metchnikoff ait paru très osé de rompre une lance contre lui dans son Essai de philosophie optimisie.” Driesch, dans un article intitulé “Biologie scientifique et transformisme”, paru dans la Revue philosophique en 1909, s’exprimait ainsi: “La complète banqueroute du Darwinisme comme théorie de la descendance est tout à fait hors de doute.”
Je pourrais continuer à citer d’autres savants qui témoignent eux aussi en faveur d’un mouvement rétrograde de l’évolutionisme, mouvement qui démontre que les esprits reviennent par d’infinis détours de cet engouement anti-scientifique, à l’animisme, en passant par le vitalisme, au finalisme, à l’anthropomorphisme,