CHAPITRE IV l'encyclopédie et le ROMA
Vers 1750, le roman traversait une crise ; il tendait de plus en plus à l'observation de la vie réelle. — L'Encyclopédie a encouragé cette tendance 277
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UVRE V L'Encyclopédie juge de la littérature contemporaine.
La fin de la littérature du xvn* siècle,
L'Encyclopédie a constaté une décadence marquée dans tous les genres de la littérature pure, exception faite, à tort, pour J.-B. Rousseau et Crébillon; avec raison, pour Voltaire. — L'Encyclopédie signale quatre causes de décadence : 1» Abus de l'esprit philosophique; ses effets sur le théâtre, — sur la fable, ^ sur l'ode, — sur l'éloquence. — 2o Bel esprit; — Kontenelle; — dédain de l'érudition ; •— effets du bel esprit sur l'ode, la pastorale, la comédie et l'éloquence. — 30 Censure gouvernementale; ses effets sur l'éloquence, — sur la comédie, — sur l'ode. — 4^ Epuisement de la nature — dans la tragédie, — dans Voraison funèbre 284
Le commencement d*une littérature nouvelle»
L'Encyclopédie a aperçu les signes précurseurs d'une littérature nouvelle dans d'autres genres. — Développement de la littérature philosophique; ^ le cartésianisme et le sensualisme; ~ Maupertuis, Condillac, Montesquieu, J.-J. Rousseau. — Omission de Voltaire, de Diderot et de La Mettrie. — Développement de la littérature scientifique : Fontenelle et BufTon. — Progrès de l'histoire; — du roman; — de la comédie. — La poésie légère, son éclat. 303
CONCLUSION
l'Encyclopédie.
Le zvm* siècle a été pour notre littérature une période de transition. — L'Encyclopédie reflète exactement Tétat de l'opinion publique au xvm* liècla en matière de littérature, avec ses diversités et ses demi audaces. — Mais elle penche nettement du côté des idées nouvelles. — Elle a été, quoique inconsciemment, un agent très important dans ta transformation qui eut lieu de la littérature à la fin du zvm* siècle, un avant-coureur du romantisme. — La première Encyclopédie et la seconde ont été également novatrice», mai< ceile-cî avec pins d'ensemble et d*unité. — Faiblesses de t'Encyclopédie, ses négligeDre<« ses omissions. — Il lui a manqué surtout de prévoir où ses velléités de romantisme la conduiraient. — D'un dogniatif me éclairé, elle a borné ses aoibiltons novatrices à un remaniement partiel et à un enrichissement de Tidéal dassique 319
Les Encyclopédistes.
Par ordre d'originalité et de hardiesse dans les vues, on pourrait les ranger aiui^i : Suizer. Marmoniel,d*Alemberl, Voltaire, Diderot, rabbéMall«C; — pai«, en groupe, tous les auteurs d'un seul article littéraire : Montesquieu, de Cahusac, de Saint- Lambert, de Chastelluz, Duclos, Beauzée; enfin, le compilateur de Jaucourt 327