‹ Les Doctrines médicales: leur évolutionChapitre 7 sur 45 · TEMPS D ARISTOTE · texte numérisé non relu

TEMPS D ARISTOTE

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, psyché), est analogue au principe I

MtUsl des Vitali.stes. Ce principe esL placé dans le corps j vivant, comme le pilote sur le vaisseau. L'anima, la psyché, le principe vitnl, telle est la cause de la vie. L'4me proprement dite {nous ou intellect], c'est-àdire l'entendement avec la raison, est distincte de la Psyché îrraifionnable et végétative, principe recteur ■ de la vie.

Aristote place dans le cœur le siège de l'Ame qui se divise, d'après ses fonctions, en Ame végétative, sennlive et raitonnahie. Celte dernière est propre à l'homme, h'entéléchie est l'âme d'un être vivant. La connaissance de râ.me lui parait essentielle dans l'étude de la nature.

Fils de médecin et médecin Ini-mème par occurrence, possesseur k un moment donné d'une ofllcine, Aristote pensait que l'art commence, lorsque d'un certain nombre de notions fournies par l'expérience se forme une seule conception générale qui s'applique à tous les cas semblables. " La plupart, dit-il, de ceux qui s'occupent de la science de la nature, et, parmi les médecins, cens qui comprennent le plus philosophiquement leur arl, arrivent les uns finalement à la médecine, les autres de l'étude de la nature à la même discipline. "

Aristote distinguait quatre espèces de causes : matérielles, formellei, efficientes et filiales.

Partisan des causes finales, il estimait que la nature De fait rien en vain, que la fln est la perfection de l'acte, que l'évolution se fait graduellement vers le meilleur. « Rien, dit-il, ne se produit contrairement & la nature, éternelle et nécessaire. >■

Grand naturaliste, il a montré les progrès incessants dans la gradation des êtres (minéraux, végétaux et animaux). Il fut le créateur do l'histoire naturelle, de l'anatomie et de la physiologie comparées. Il n'autopsia jamais un cadavre humain.

Sa doctrine basée sur l'observation et l'espérience,

sa méthode a posteriori pour arriver par la déduction des faits, à la connaissance de la vérité, convenaient bien mieux aux médecins que la philosophie idéaliste, a priori, et peu accessible de Platon, lia sortirent de l'Ecole d'Aristote, comme de l'officine de tous les arts, pour employer l'expression de Cicéron,

« Il appartient, dit Arislole, au naturaliste de connaître quels sont les premiers principes de la santé et de la maladie. » L'expérience et l'observation sont les principes de toute science. La connaissance des faits particuliers doit précéder tout essai d'explication et de théorie scientifique. La meilleure façon d'établir une théorie scientifique, c'est d'observer les choses dans leur origine et leur dévelogipement. La méthode reste toujours la même, qu'on l'applique soit à la philosophie, soit à l'art, soit à la science. Arislote joignait à la méthode analytique la méthode historique ou de développement pour tous les ordres d'éludés. Il conseillait de diviser le composé jusqu'à ce qu'on arrive à des éléments simples. " Quant aux causes ^nales, elles ne sont, écrit Laplace, aux yeux du philosophe que l'ignorance où nous sommes des causes véritables.»

La doctrine d'Aristote qui est bien étudiée par Soury {loc. cit.), inspire Galien, et ces deux grands noms créent une unité scientifique qui règne tyraa^F quement sur tout le Moyen-A'ge.

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