VIII. — A quel» libéraux noa» adre«fton*-noii
Ce qui précède sufiit pour comprendre de quel genre de libéralisme il va être question dans cet ouvrage, et quels sont les libéraux dont nous allons chercher à dissiper les préjugés.
Parmi ceux qui se parent de ce nom, il en est
DE LA PRESENTE DISCUSSION xix
dont le libéralisme est un mascjue sous lequel ils cachent, de manièie pourtant à les laisser trèssouvent paraître au dehors, les aspirations les plus tyranni(jues et une haine irréconciliable contre la vérité. Ce n'est pas à ces hommes que nous parlons ; nous ne nous sentons pas le pouvoir de faire voir la lumière à ceux qui ont fait un pacte avec les ténèbres.
Il est d'autres libéraux, qui ne voient dans le drapeau sous lequel ils se sont enrôlés que sa couleur politique. Leur libéralisme consiste uniquement dans la préférence qu'ils croient devoir donner sur le pouvoir absolu aux formes de gouvernement qui offrent plus de garantie à la liberté des citoyens.
Nous n'écrivons pas, non plus, pour ce genre de libéraux; car jamais le libéralisme contenu dans ces limites n'a été, de la part de l'Eglise, l'objet de la moindre censure; et nous prouverons, au contraire, que la théorie sociale enseignée par le grands docteurs de l'Eglise est la seule qui puisse entourer de garanties suflBisantes la liberté individuelle.
Nous l'avons dit : le seul libéralisme que TEglise ait condamné, et le seul, par conséquent, dont