Les troupes russes en France. (N
7/20 août 1917. Télégramme de Sévastopoulo, chargé dajjalres russes à Paris. [Le général Zankevitch avait agi jusqu'à présent confoimément aux ordres excluant le retour de sa brigade en Russie. La situation semblait par suite sans issue, étant impossible d'agir par force contre cette i'^'" brigade, la 2% d'abord très loyale, étant devenue mauvaise par suite de son désir de ne pas aller à Salonique, et de plus à cause des conséquences regrettables qu'aurait un choc des forces françaises avec les nôtres. Le général est entré en rapports avec les autorités militaires françaises pour entourer la i'" brigade, la réduire par la faim et la
forcer à rendre ses armes. Mais ce projet, s'il pouvait réussir, pouvait aussi amener une collision ou le pillage des villages voisins. Le gouvernement français ne s'y est pas décidé.]
7 jW août. Télégramme de Sévasiopoulo, [Zankevitch télégraphie que les soldats du camp de la Courtine, appartenante la i'® brigade, n'ont pas encore été réduits à l'obéissance. Fermentation dans la 2^ brigade. Une des causes est dans les officiers, partie insuffisants, partie démoralisés. On a renvoyé les plus mauvais et on les a remplacés par les meilleurs sous-officiers.]
7/20 août 1917. Télégramme de Sévastopoulo, [Zankevitch télégraphie que la 2^ brigade n'a pas refusé nettement d'agir contre les désobéissants, mais que son état est tel qu'on ne peut l'y employer. Il va à la Courtine.]
7/20 août 1917 . Télégramme de Sévastopoulo. [La seule issue serait le retour de la brigade en Russie. Le gouvernement français avait tout préparé pour le renvoi de ces troupes à Arkhangel il y a un mois. Maintenant se poserait la question du tonnage (car il ne faut pas diminuer l'envoi de notre matériel de guerre). Il est aussi possible que les soldats exigent une amnistie pour déposer les armes.]
7 1^0 août 1917. Télégramme de Sévastopoulo. [On a déjà télégraphié il y a un mois à Baranovski, chef du cahinet du ministre de la guerre, que la seule issue était le retour des troupes.]
9/22 août 1917. Télégramme de Sévastopoulo. [Impossible d'apprécier si Zankevitch aurait pu faire mieux. Je puis seulement dire que Rappe, le commissaire du gouvernement provisoire, agit d'accord avec lui. Zankevitch a évité d'avoir recours aux Français pour faire obéir les troupes. Quand il vit que la 2^ brigade ne pouvait être employée à agir contre la i'% il demanda le retour de nos troupes pour liquider celte triste affaire sur notre territoire. ]Ne l'ayant pas obtenu, il fut contraint de s'adresser aux Français, espérant qu'il suffirait de mesures passives. Je puis rendre témoignage à ses hautes qualités, à son tact et à son jugement. Rappe jouit aussi ici de la considération de tous, et il n'y a pas lieu de croire que si un autre avait été à sa place, l'affaire aurait pris une autre tournure.]