‹ Les doigts de fée; comédie en cinq actesChapitre 103 sur 111 · TRISTAN, LE COMTE · texte numérisé non relu

TRISTAN, LE COMTE

TRISTAN, voulant la suivre.

Et moi... je saurai à tout prix...

LECOMTR, le retenant par la main.

Non, tu ne la suivras pas.

TRISTAN, avec colère.

EIi ! ne voyez-vous pas, ne comprenez-vous pas, mon père, que celui qu'elle aimait, qu'elle refusait de nous nommer c était lui !

LE COMTE, hors de lui.

Eh! qu'importe !.. il ne s'agit pas ici d'un fol amour !

■ TRISTAN

De l'amour d'Hélène!

LE COMTE

Non !.. mais de notre honneur à tous! Tiens, lis cette lettre qu'à l'instant même je reçois de d'Hérival.

TRISTA.N, saisissant la lettre.

De d'Hérival ! (commençant a l'ire la lettre.) LE COMTE.

Coupable!., c'est moi qui le suis... et c'est toi qu'il menace.

TRISTAN, tombant anéanti sur le fauteuil à droite, ne pouvant pas croire à ce

qu'il lit.

0 ciel !.. comment!., il pense que j'ai voulu le tromper... mais il m'accuse donc d'être un malhonnête homme!.. (Poussam un cri.) Ah ! ce mot lui coûtera cher...

LE COMTE , voulant le calmer.

Mon fils...

TRISTAN , réprimant sa colère.

Laissez-moi ! (ll continue de lire à voix basse et avec agitation.)

Page 1