‹ Les doigts de fée; comédie en cinq actesChapitre 16 sur 111 · ACTE I, SCÈNE VIII. S · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII. S

les robes de deuil auxquelles sa douleur a été obligée de se livrer. Elle n'en oubliera aucune, elle me lésa racontées à nioi... eiulaiisaiit le cotillon! Cela cause, cela existe, cela vaLe... et pourtant ce n'est pas une femme!., c'est de la gaze, de la soie et des rubans!

LE C0MTE =

Et c'est à moi qu'elle demande une entrevue?

TRISTAN

A vous, monsieur le comte de Lesneven. (sc fi-a-pant le fronL) Ah ! j'oubliais encore!..

RlCHAI'iD, souriant.

Une dame ?

TRISTAN, à Richard.

Non ! un beau monsieur qui, par parenthèse, m'a parlé de loi!

BERTIIE.

De M. de Kerbriand?

TRISTAN

Et (jui l'attend! un fashionable qui avait l'air ennuyé... il est vrai qu'il causait avec madame de Meniieville! un jeune diplomate, notre chargé d'affaires dans je ne sais quel pays, M. le duc de Penn-Mar! qui est né en Bretagne.

RICHARD

Un de mes bons camarades... au co... collège de Rennes.

TRISTAN

Et vous croyez peut-être que ce sont là toutes mes rencontres? détrompez-vous! j'ai gardé les meilleures pour la fin. Tonte notre famille se trouve en ce moment au château de Tré.nazan : tantes, neveux, cousins et cousines!

LE COMTE, vivement.

Tous nos parents réunis!

TRI STAN, à Hélène.

Ces jeunes filles et moi avons décidé madame deTrémazan à nous donner à danser, et elle vou'ait vous envoyer une invitalion. à vous, mon père, à magrand'mère, à Berlho et à Hélène, je m'en suis chargé, répondant d'avance du consenîement général. Je vous annonce donc que vous êtes attendus à un bal magnifique, qui aura lieu demain au château de...

H É L È N E , avec joie.

Est-il possible I

Ah ! quel plaisir!

TRISTAN

N'est-ce pas? J'invite Hôlèiie pour la première valse^ et B^rlhe pour la première polka!

RICHARD, bégayant.

Et moi, pour... pour...

BERTHE, achevant sa phrase.

La seconde... car nous reviendrons tard! n'est-ce pas, ma grand' m ère?

TRÎSTAK.

Nous ne reviendrons pas du tout ! c'est-à-dire le lendemain!

LA COMTESSE

impossible, mes enfants !

BERTHE

Et pourquoi ?

LA COMTESSE

Nous n'avons rien de prêt... (ABerthe.) pas de toilette de bal!., et dans une réimion si brillante, mademoiselle Bertlie de Ploërmcl de Lesneven doit paraître d'une manière confurmeà son rang et à sa fortune, n'est-ce pas, mon fils?

DERTHE.

Mon Dieu! mon Dieu! quel dommage!

HÉLÈNE

N'est-ce que cela? console-toi, nous irons au bal!

BERTHE, avec joie.

0 ma bonne Hélène !

TRISTA >', gaiement.

Vive Hélène !

HÉLÈNE, à Berthe.

Je te promets d'ici à demain une toilette délicieuse... je veux dire simple et charmante comme toi! de la gaze, des fleurs; et tu seras, je te le jure, jolie comme un printemps! et vous, ma tante, je vous ferai une toilette d'automiie, gaie, riante, aimable... un été de la Saint-Martin.

T inSTAN.

Une toil'ttcqui donnera envie de vieillir!

LA C OMTESSE.

D'ici à demain, c.la ne se peut pasi

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