‹ Les doigts de fée; comédie en cinq actesChapitre 72 sur 111 · M A D A M E D E BE R N Y · texte numérisé non relu

M A D A M E D E BE R N Y

Ah ! je conçois qu'on envie la royauté ! (Gaiement.) en attendant, je vais ce soir à TOpéra... où monsieur de Berny daigne me conduire... une représentation à bénéfice!.. Ainsi, machèreCorinne, trouvez-moi une coifïure nouvelle.

CORINNE

Je ne sais pas ce que j'ai... je ne sais (Montrant la cheminée à droite.) si c'est la clialeur de celte cheminée, mais je ne me sens pas inspirée.

MADAME DE BERNY

N'importe ! cherchez toujours, inventez-moi des fleurs, des fleurs impossibles, des fleurs qui n'existent pas!

CORINNE

Si j'étais de Madame, je préférerai s quelque chose de simple... de très-simple... un ruban et une pluie de diamants

MADAME DE BERNY

Une pluie!... une rivière!., tout ce que vous voudrez! mon mari ne me refuse rien... (Bas à Richard.) quand il est jaloux... et je m'arrange toujours pour qu'il le soit au commencement de l'hiver.

RICHARD

A l'époque des bals.

MADAME DE BERNY, regardant sur la table à droi e.

Ah I le joli bonnet! pour qui est-il?

CORINNE

Pour madame la marquise de Menneville.

MADAME DE BERNY

Ah!., ce nom-là seul me fait fuir! (a Corinne.) J'entre chez Hermance et je reviens, (a Esther.) Mademoiselle, vous me prendrez mesure tout à l'heure, (a Richard, lui faisant une grande révérence.) Adieu, mon allié, mon défenseur ! à samedi I au bal ! car

j'irai ! (Elle sort par la droite.)

RICHARD

Elle y tient! (Regardant par le fond.) Justement... sa rivale tt le duel...

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