‹ Les doigts de fée (volume 2)Chapitre 19 sur 70 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Tristan, seul sur le canapé à gauche, puis Joséphine.

Tristan. Il est de trop bonne heure, je le conçois, pour que madame la marquise de Menneville soit visible . . mais elle aura mon petit mot . . . 36 {A Joséphine qui entre par la porte à droite.) Eh bien, Mademoiselle.

Joséphine. Madame la marquise me charge de dire à monsieur le vicomte qu'elle aura l'honneur de recevoir à trois heures, ou ce soir, monsieur de Lesneven, son père et sa famille.

Tristan. A merveille !

Joséphine. Que madame se rappelle parfaitement avoir vus, il y a à peu près deux ans, dans leur château de Lesneven, en Bretagne. Madame aurait bien voulu répondre par écrit . . . mais elle est toute à son bal de samedi prochain ! . . . Les préparatifs nous absorbent, les demandes d'invitation nous accablent ! . . . C'est tout simple ! . . . quand on est sœur d'un directeur général ! . . . Directeur général d'un chemin de fer, qui nous appartient.

Tristan. Oui . . . vous recevez, dit-on, l'ambassadeur de Perse . . .

Joséphine. Avec son bonnet noir, ses diamants, et tous les officiers de sa suite . . . Aussi vous comprenez . . .

Tristan. Si je comprends ... Je vous laisse. ( Tirant sa montre et à part.) Midi î J'aurai le temps de donner un coup d'épée à mon adversaire, et d'être revenu pour présenter mes parents. {A Joséphine.) A trois heures ! . . . (72 va pov? sortir, Joséphine est remontée vers la droite.)

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