SCENE XIL
Les Précédents, Hélène, en toilette du matin eléginU et parlant en dehors.
Hélène (en dehors). Na prenez pas cette peine , c'est inutile ! . . , Tous. O ciel !
Hélène (en dehors). Ne m'annoncez pas ! La Comtesse. Cette voix ! . . .
Tous (voyant entrer Hélène). Hélène I
Hélène (à part, apercevant Tristan). Tristan ! nui tante!
Berthe (courant à elle). Toi ! toi ! Ah ! je te retrouve donc enfin ! après deux ans d'absence ! . . . Mais n>. garde-moi donc ! . . . que je te voie! ... Il me semble que tu es encore plus jolie!
Tristan (à part). C'est vrai!
Berthe. Mais qu'es-tu devenue ? . . .
La Comtesse. Parlez.
Le Comte. Oui, parlez.
La Comtesse. Qu'avez-vous fait?
Hélène. Rien dont je doive rougir !
Berthe. Oh! nous en sommes bien sûrs va!.. Mais ce frais chapeau, cette toilette élégante . . . cet air de contentement ! . . . Tu n'es donc plus pauvre ! le bonheur t'est donc venu ! Ah ! je devine ! ... tu as fait un beau mariage !
Tristan (avec un cri). Un mariage !
La Comtesse et Le Comte. Un mariage ! . . .
Hélène (avec douleur). Comme il a pâli!
Berthe. Mais voyons? réponds-moi donc? . . . conte moi donc tout ! ... tes souffrances ! ... tes bonheurs sur tout ! et d'abord celui d'aujourd'hui . . . celui qui t'amène
Le Comte. Chez la marquise de Menneville.
Berthe. Où tu ne seras pas reçue, je t'en préviens . . car elle ne reçoit personne . . . mais c'est égal . . .