‹ Les doigts de féeChapitre 118 sur 120 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

HELENE, seule, lisant vivement la lettre.

«Notre salut dépend en ce moment d'une combinaison... « d'un chemin nouveau... qui pourrait traverser nos terres do « Bretagne.

« Deux traces, également utiles sont proposés; mais celui d « droite nous ruine, celui de gauche, nous sauve.

a On a nommé, pour décider la question, une commission de « cinq membres. On n'en connaît encore que quatre. La moitié « est contre nous. Les deux autres sontM.Balthasar,le banquier, u dont la femme est, dit-on, ta cliente toute dévouée.

« L'autre est M. le duc de Penn-Mar, ami de madame de « Menncville. Si, grâce à elle, tu ne nous le rends pas favora- « blc, Tristan, compromis sans le savoir, par moi, par mon im- « prudence... voit son avenir à jamais perdu... «(Avec chaleur.) L'avenir de Tristan !... je réussirai !.. je verrai madame Ballhasar!.. son mari ne peut rien lui refuser, et moi je suis sûre d'elle... j'en réponds!

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