‹ Les doigts de féeChapitre 51 sur 120 · ACTE III, SCÈNE V. C · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. C

Cela est possible. — Je n:e modère. — Fière du succès qu'elle croit avoir obtenu l'autre soir à l'ambassade moscovite, madame Berny a dit dans son salon, devant des amies intimes qui me l'ont répété: « La guerre de Perse ne sera pas plus favo- « rable à madame de Menneville que la guerre de Russie : je la « battrai chez elle comme ailleurs. » Elle l'a dit !

LE DUC, gravement et secouant !a lête.

Je ne savais pas que les choses en fussent là.

RICHARD

Et que les hostilités...

LE DUC

Fussent déjà commencées, (souriant.) Malgré cela, en notre qualité de diplomates, mon ami Richard et moi demandons s'il n'y aurait pas moyen d'intervenir...

RICHARD

Comme mé... mé... diateurs entre les parties bel... bcll... belligérantes !

LA MARQUISE, d'un ton solennel.

C'est une question de dignité ! Madame Berny...

LE DUC

Ne prononcez pas encore, réfléchissez, de grâce ; nous attendrons votre réponse.

RICHARD

Je reviendrai la chercher moi-même aujourd'hui, (a part.) Mademoi elle Berthc sera ici à trois heures.

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