‹ Les doigts de féeChapitre 78 sur 120 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES JEUNES FILLES, assises autour de la table, CORINNE, LA

MARQUISE, à gauche; LE DUC, MADAME DE BERNY,

sorlaut du salon à droite; RICHARD, près de la cheminée à droite.

(Au moment où madame de Berny sort du salon à droite, Esther se lève de la table du milieu et s'approche de madame de Berny, à qui elle prend mesure.)

LA MARQUISE, à Corinne.

J'étais là à examiner des étoffes pour le voyage de Fontainelilea», pour mes quatorze robes !

LE DUC, qui est assis à droite; se levant et allant à elle.

Quatorze robes !

LA MARQUISE

Pour une semaine à Fontainebleau, deux toilettes par jour, c'est le moins; mais c'est d'une fatigue! (jetant un regard à sa gauche.) Cette pauvre petite madame Berny, qui désirait tant être du voyage et qui n'a pas pu, doit s'estimer bien heureuse d'être privée de tant de tracas.

LE DUC, à demi voix.

Prenez garde, elle est là !

L A M A n. Q u I S E, avec bonhomie.

Ah ! je l'ignorais...

CORINNE

Heureusement qu'elle n'a pas entendu.

LA MARQUISE, à part.

J'espère bien que si !

MADAME DE B E R N V, à Esther qui lui prend mesure, lui montrant la table à droite.

Al) ! la jolie coiffure... cela doit aller à ravir... à une femme de trente ans ! Pour qui est-elle?

Page 1