‹ Les doigts de féeChapitre 8 sur 120 · ACTE I, SCÈNE VI. tf · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. tf

caractère délicieux. . elle jette beaucoup de gaieté dans un intérieur...

LA COMTESSE^ gravement.

Eh bien! moi, j'ai depuis quelque temps une autre idée.

Laquelle?

LA COMTESSE

Berthe nous parlait tout à l'heure de notre jeune voisin... H. Richard de Kerbriand ^

LE COMTE

Qui est de bonne noblesse.

LA COMTESSE

Pauvre et fier, il me rappelle toujours sir Edgard de Rawensword, de Walter-Scott.

LE COMTE

Exceptéque sir Edgard parlait couramment, et celui-ci... un gentilhomme bègue!..

LA COMTESSE

D'abord, il n'est pas bègue... c'est un homme timide, qui bégaye parfois, quand quelque pensée, quelque sentiment lu trouble ou l'émeut... ce n'est pas sa langue qui bégaye, c'est sa tète ou son cœur.

LE COMTE

Eh bien! après?

LA COMTESSE

Eh bien ! Richard, dont le père était notre ami, a été élevé ici, en Bretagne, avec Hélène, avec Berthe, avec notre fils Tristan... il professe pour Hélène un dévouement, une admiration qui deviendraient aisément...

UN DOMESTIQUE, annonçant.

Monsieur Richard de Kerbriand!

LE COMTE, allant au-devant de lui.

Le voilà, ce cher voisin...

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