‹ Les Domaines du Chapitre de Bourges au Début du XIIIe SiècleChapitre 1 sur 38 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Si les institutions et les coutumes de nos anciennes provinces ont évolué d’une manière à peu près semblable dans leurs grandes lignes, elles diffèrent sensiblement dans leurs détails et leur application. Les pays qui, par leur situation géographique, ont subi les grands courants d’invasion ne peuvent être comparés aux provinces centrales et les grands fiefs sont également différents des domaines de la couronne. A l’intérieur même d’une province les coutumes varient de seigneurie à seigneurie, elles ne seront pas appliquées semblablement dans un domaine ecclésiastique et-dans un domaine laïc, et il n’est pas toujours facile de reconstituer ce que pouvait être la vie journalière à l’époque féodale ; un cartulaire du chapitre de Saint-Etienne de Bourges permet de trouver d'assez nombreuses indications sur les coutumes en vigueur dans un grand domaine ecclésiastique du Berry au début du xmir° siècle, Ces indications sont d'autant plus intéressantes que le narrateur n’a pas voulu faire œuvre de juriste, mais s’est contenté de rapporter les faits tels qu'il a eu l’occasion de les observer.

. Le chapitre de l'Eglise cathédrale Saint-Etienne de Bourges peut être considéré comme une des institutions les plus durables du Berry ; il a tenu, depuis l’époque carolingienne jusqu'en 1789,

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