SCÈNE IV
JULIE, pnis CÉCILE, et ensuite VIRGINIE.
JULIE, déposant son panier.
Ouf 1 j’en ai ma bonne charge; j’ai pris un gigot de six livres, pour qu’il nous en reste à la cuisine... C’est que François est une belle fourchette.
CÉCILE, entrant par la droite*.
Ahl c’est toi, Julie ! Eh bien , mon roman?
JULIE
Les Gandins... Us sont là entre mon gigot et mon gruyère.
CÉCILE
Oui, comme toujours, la poésie étouffée par la prose.
JULIE, prenant les volumes dans le panier.
Tenez, les v’ia !... (Elle les donne à Cécile.)
CÉCILE
Merci.
JULIE
Ah! dites donc, mamselle, on m’a réclamé quinze francs au cabinet de lecture, pour trois mois d’abonnement.
CÉCILE
Ahl mon Dieul je ne les ai pas, et je n’ose les demander à maman...
JULIE
Bah 1 ça ik îait rien !... je coulerai ça avec la dépense.
Oui, '/est ça, ma bonne Julie 1... Je m’en vais, car si maman me -trouvait ici... elle est d’une humeur!...
JULIE
Le fait est qu’elle n’a pas l’air facile aujourd’hui...
CÉCILE
Je sais pourquoi... Elle a perdu cette nuit cinq cents francs au baccarat. *
JULIE
Cinq cents francs 1
CÉCILE, regardant à droite.
Chutl... C’est elle!... (Elle cache le volume; Virginie entre fit la droite.)
•Julie,, Cécile. ^ 1