SCÈNE V
JULIE, puis VIRGINIE.
JULIE, seule, regardant l’adresse de la lettre.
Je ne connais pas celte écriture là... C’est drôle... on dirait qu’il y a un papier dans la lettre... (Réfléchissant ) Un billet de banque, peut-être... Est-ce que madame aurait emprunté à une de ses amies pour quelque nouvelle dette de jeu ?... Si je savais ça!... Elle me doit toujours cinq cents francs... et ne me parie pas de me les rendre, (l’aipantia lettre.) Il y a quelque chose, C’est CÎair... Si je pouvais... (Elle cherche à voir h travers la lettre.)
VIRGINIE, entrant parla gauche*.
Eh bien, Julie, j’attends...
JULIE, h part.
Oie!... (Elle cache vivement la lettre.)
VIRGINIE
Quelle est cette lettre que vous cachez sous votre tablier?
JULIE, à part.
Oie!... oie!... oie!... (Haut.) Une lettre, madame?
VIRGINIE
Oui. (Tendant la main.) Voyons...
JULIE, h part.
Je suis prise! (Elle lui donne la lettre.)
VIRGINIE
Une lettre pour moi ? et c’est elle que vous cherchiez à lire quand je suis entrée?
JULIE, embarrassée.
Madame...
VIRGINIE, montrant un livre.
Et puis qu'esl-ce que ce volume que je viens de trouver dans le chiffonnier de Cécile? Les Gandins... C’est vous qui apportez ici des romans ?
JULIE, prenant le livre.
Moi ?... Par exemple!...
VIRGINIE
Ne niez pas ! ma fille me l’a avoué
JULIE, h part.
Petite cruche 1... Ayez donc des complaisances ! (Elle jette le livre sur le piano.)
VIRGINIE, sévèrement.
Julie, tout ceci est fort mal; vous abusez de mes bontés, de ma faiblesse pour vous.
* Virginie, Julie.