RES
me, En de de ssez que b.
ttéide rue ar et de is es
y. voir le produit de son auteur présumé. Reste une troisième hypothèse : c'est que Fernand soit l’auteur des Histoires, el que les graves défauts de ces dernières témoignent chez le second fils de Colomb un état d'esprit très spécial, et dénotent un caractère tout autre que celui sous lequel M. Harrisse l'a envisagé.
Nous avouons qu'avant de connaître les travaux de M. Harrisse, nous avons eu autrefois celte pensée en présence de quelques-unes des erreurs mensongères des Hisloires, et nous sommes loin d’avoir perdu nos doutes à cet égard.
C'est qu’en effet, dans la dernière hypothèse, la question se pose autrement, et la plupart des difficultés résultant, soit de Ja critique interne, soit de la critique externe, trouvent facilement leur solution.
Au point de vue de la critique interne, on peut grouper les erreurs des Histoires en une triple catégorie.
La première comprend les erreurs connues et voulues de l’auteur. Elles sont les plus graves, et ont manifestement pour but d’exalter Colomb et sa famille, au mépris de la vérité historique. De ce nombre sont les affirmations que les Colomb descendent d’un consul romain,
que Christophe a étudié à l’université de Padoue, que les Colomb sont parents des amiraux français de ce nom, etc. Il faut avouer que ces faussetés s'expliquent infiniment mieux dans l'hypothèse d’un Fernand vaniteux, tel que le montrent les Histoires, que de toute autre manière. Qui donc, en dehors des Colomb, avait intérêt à propager pareilles légendes? Or voiton quelqu'un qui, dans le court espace de temps dans lequel est enfermée la composition de l'ouvrage, ait pu remplir les conditions requises ? Îs fecit cui prodest. Fernand, fils naturel d’un parvenu, n’a-t-il pas cédé à la tentation de voiler l’obscurité de sa race et de grandir les titres des Colomb, pour se hausser, lui et les siens, à la hauteur de ces familles illustres auxquelles ils s’étaient alliés en Espagne ? En vérité, les Histoires dénotent chez leur auteur un état psychologique qui ne permet guère de le chercher en dehors des Colomb. Or M. Harrisse lui-même a fait les éliminations : il ne reste personne en dehors de celui qui se les attribue.
Une seconde catégorie d'erreurs dans les Histoires n’indique pas netlement sous quelle influence elles sont venues au jour. Elles peuvent être le fruit des tendances de l’auteur à
ment.
Colon faire
accus pater n’avo
lé de amivouer mieux X, tel autre avait voile de sition tions À, fils
à la
l'apologie et au grossissement, ou simplement Je résultat des préoccupations qu'il a de déterminer certains points qu'il ne connaît pas ou qu'il connaît imparfaitement. Cette classe d’erreurs ne milite pas non plus contre la paternité littéraire de Fernand.
Enfin, un troisième groupe d'erreurs ou d'omissions est tel, qu’il semble difficile d’en rendre responsable Fernand : par exemple, l’affirmation que son père était enterré dans la cathédrale de Séville, le silence gardé sur la translation du corps de l’Amiral et de celui de son fils Diégo à Saint-Domingue, etc. C’est à ce: dernier lot de difficultés que recourront ceux qui voudront maintenir la thèse de M. Harrisse, à savoir que Fernand n'est pas l’auteur des Histoires. Mais ces difficultés sont les moins nombreuses, et il ne serait peut-être pas impossible de leur trouver une solu‘ion.
Dans ce que nous avons écrit précédem— ment, nous avons raisonné à la façon de M. Harrisse, dans l'hypothèse d’un Fernand Colomb droit et sincère. Il nous répugnait de faire autrement, et de porter conire lui les accusations fort lourdes qui résulteraient d’une paternité certaine des Histoires. Mais nous n'avons pas voulu non plus taire nos doutes :
car, s’il est clair comme le jour que les Hisloires sont un livre infecté d'erreurs et gravement suspect, il n’est pas également visible que Fernand leur soit étranger.
Parmi les arguments que la critique extrinsèque peut faire valoir en faveur de l’authenticité des Hisloires, nous devons signaler l’autorité de Las Casas. Cet écrivain semble devoir jouer un rôle important dans la solution, ou tout au moins dans la discussion de ce problème. C'est son Histoire des Indes qui a clairement démontré l’existence du texte espagnol des Histoires, et a fait abandonner à M. Harrisse le terrain sur lequel il s'était placé en cherchant à résoudre la question par l’intervention du traducteur italien (1). Non seule-
(1) M. Harrisse ne semble pas savoir beaucoup de gré à Las Casas pour ce service. Nous croyons même que c'est à cause de cela qu’à son insu, le savant historien se montre d’une sévérité, à l'endroit de l’'Æistoire des Indes, qui confine à. l'injustice. Las Casas a supporté un peu de mauvaise humeur par suite de la querelle que la publication de son ÆHistoire a soulevée entre M. Harrisse et les éditeurs espagnols. Une lettre autographe de M. H., annexée à l'exemplaire du Las Casas de la Bibliothèque nationale de Paris, donne le diapason de cette petite guerre. et je crains que le bon évêque de Chiapa n'ait un peu payé les frais de cette affaire.
men espa cru nous res | Le r'a8sa En 1 Indes Fern extra blem suit tres est à tés st toute Paul, dépôt déjà L:
copale Sévill et cor des r était « sous | l'omb
isloiraveisible
trinlentil’auevoir , Ou proclaiagnol Haré en
ter- >ule-
gré à que orien »b des éun e la se et H., que ptite un
ment Las Casas permet d'établir que le texte espagnol existait, et cela en 1559, comme l’a cru M. Harrisse, mais il démontre, comme nous l'avons indiqué plus haut, que les Histoires lui étaient connucs dès 1552.
Le cas de Las Casas est en effet très embarrassant dans l'hypothèse de la non-authenticité. En 1552, il commence à écrire son Histoire des Indes, et il connaît à cette date l'ouvrage de Fernand Colomb, dont il a de très longs extraits sous les yeux, mais bien plus probablement le texte complet, qu'il transcrit ou suit fidèlement des pages et même des chapitres entiers. À cette année 1552, Las Casas est à Séville, où il publie une douzaine de traités sur les: affaires des Indes ; il loge, selon toute probabilité, dans le couvent de Saint Paul, où la bibliothèque de don Fernand est en dépôt depuis 1544, l'année où Las Casas put déjà la consulter lors de sa consécration épiscopale dans l’église du couvent. Las Casas, Sévillan, mêlé à toutes les affaires des Indes et connaissant les Colomb, était à la source des renseignements pour savoir si Fernand était effectivement l’auteur des Histoires qu'il a sous les yeux, et qu'il lui attribue sans élever l'ombre d'un doute. Il est donc difficile d’ad-
mettre qu'il n’a pas été clairement renseigné sur l’origine des Histoires.
Quelle qu'’ait été en effet la voie par laquelle ce livre est venu aux mains de Las Casas, l'origine de cette possession est liée intimement avec la connaissance qu'il a dû avoir de son authenticité. Les Histoires n'ont jamais été répandues en copies nombreuses, de sorte que Las Casas ait pu en avoir connaissance sans être positivement renseigné sur la question de leur provenance. Le point curieux et important du problème, c'est que « le mystérieux prototype des Histoires », comme l'appelait jadis M. Harrisse, nous est demeuré absolument inconnu. Il existe pas un seul manuscrit de cet ouvrage pourtant si fameux.
Il n’a donc pas été vulgarisé, et Las Casas l’a pris à sa source même ; il a possédé, sinon l'original, du moins une première copie. Le lieu où il a vu l'original, ou la main qui lui en a livré une copie, ont dû lui révéler clairement et lui garantir le fait de l'authenticité.
Si les Histoires sont l'œuvre de Fernand, nous croirions volontiers qu’elles sont venues à Las Casas, comme la carte de Toscanelli, par les Colomb, c’est-à-dire par Marie de Tolède. Le caractère spécial des Histoires en faisait un
| pense
docu la bil jamai
été ce possé.
procès italien et tou:
sa MO Madrid seil d donnée inform les par royale
lle manu
années d'Ulloë lexte e
En t ter en fait qu peu ap toute « de ceu
Que
ET LA DÉCOUVERTE DE L’AMÉRIQUE 211 document privé, qui pouvait n'être pas dans la bibliothèque de Fernand, où il n’a d’ailleurs jamais été trouvé. Nous inclinerions même à
| penser que le seul manuscrit des Hisloires a
été celui tenu par Las Casas, les Colomb n’en possédant pas eux-mêmes, puisque dans leurs procès ils durent faire appel à la traduction italienne d'Ulloa. Le manuscrit de Las Casas et tous ses autres papiers furent saisis après sa mort, en 1566, par ordre du roi, portés à Madrid et conservés dans les Archives du Conseil des Indes. Cette indication précise est donnée par Remezal, d'ordinaire très bien informé. Nicolas Antoine veut qu’on ait déposé les papiers de Las Casas dans la bibliothèque royale de l’Escurial. C'est peut-être de là que le manuscrit des Histoires sera sorti quelques années plus tard et aura servi à la traduction d'Ulloa, ce qui expliquerait l'absence totale du texte espagnol original.
En tout cas, les Histoires n’ont pas dû exister en plus de deux ou trois exemplaires, et le fait que Las Casas les a eues entre les mains peu après leur composition, qu'il les suit en toute confiance, favorise fortement l’hypothèse de ceux qui tiennent pour l'authenticité.
Quelle que soit l'attitude que l’on prenne à
a ne PE Fe TS
Re
‘l'endroit des Histoires, il y a là une question ouverte ; et nous ne croyons pas qu'il soit permis à des historiens consciencieux de passer là-dessus à pieds joints, comme on l’a fait tous ces derniers temps, et de continuer à prendre argent comptant toutes les affirmations des Histoires, comme si la critique n'avait pas élevé contre elles les doutes les plus graves et les mieux fondés.
e question
qu’il soit ux de pason l’a fait uer à prenffirmations n'avait pas graves et
Co cum Fe phys fami] magi | intel uiori gacio queri decla nem rent cam | munc genci viam decla meis insule sum
Lettre de Toscanelli à Christophe Colomb, d'aprés le teæle original, publié par H. Harrisse,
Copia misa Christofaro Colonbo per paulum fisicum cum una Carta nauigacionis.
Ferdinando martini canonico vlixiponensi paulus physicus salutem, a tua valitudine de gracia et familiaritate cum rege vesiro genero [siss] imo [et] magnificentissimo principe iocundum mihi fuit intelligere. cum tecum allias locutus sum de breuiori via ad loca eromatum per maritimam nauigacionem quam sit ea quam facitis per guineam, querit nunc Sferenissimus] rex a me quandam declaracionem ymo potius ad occulum ostensionem ut etiam mediocriter doti illam viam caperent etintelligerent. Ego autem quamvis cognoscam posse hoc ostendi per formam spericam vt est mundus tamen determinaui, pro faciliori intelliwencia ac etiam pro faciliori opera, ostendere, viam illam per quam carte nauigacionis fiunt illud declarare. Milo ergo sue Maiestati cartam manibus meis factam in qua designantur litora vestra et insule ex quibus incipiatis iter facere versus occasum senper et loca ad que debeatis peruenire et
quantum a polo vel a linea equinotiali debeatis declinare et per quantum spacium siue per quot miliaria debeatis peruenire ad loca fertilissima omnium aromatum et gemarum, et non miremini si voco occidentales partes vbi sunt aromata cum communiter dicantur orientales, quia nauigantibus ad occidentem senper ille partes inueniuntur per subterraneas nauigaciones. Si enim per terram et per superiora itinera, ad orientem senper reperirentur linee ergo recte in longitudine carte signate ostendunt distanciam ab oriente versus occidens, que autem transuerse sunt, ostendunt spacia à
meridie versus septentrionem. notaui autem in car-
ta dinersa loca ad que peruenire potestis pro maiori noticianauiganciuim siue ventis siue casu aliquo alibi quam existimarent venirent ; partin autem vt ostendant incolis ipsos habere notician aliquam patrie illius, quod debebit esse iocundum satis. non considant autem in insulis nisi mercatores aserit (?). ibi enim tanta copia nauigancium est cum mercimoniis vtin toto reliquo orbe non sint sicuti in vno portu nobilissimo vocato zaiton. aserunt enim centum naues piperis magne in eo portu singulis annis deferri, sine aliis nauibus portantibus ailia aromata. patria illa est populatissima ditisima multitudine prouinciarum et regnorum el ciuitatum sine numero, sub uno principe qui dicitur magnus Kan, quod nomen significat in latino rex regum, cuius sedes et residencia est vt plurimum in prouincia Katay. antiqui sui desiderabant consorcium christianorum iam sunt 200. anni, miserunt ad papam et postulabant plurimos dotos
sunt habe maxi milis sona de es redit spere vicin
eatis quot sima mini
cum antintur ram 'epenate lens, ia à | Care, pro casu artin >iai dum atojum non ton.
n e0 por- Sima el tino uribant nni, Dtos
in fide ut illuminarentur; sed qui missi sunt, inpediti in itinere redierunt. etiam tempore Evgenii venit vnus ad eugenium qui de beniuolentia magna erga christianos afirmabat et ego secum longo sermone locutus sum de multis, de magnitudine edificiorum regalium et de magniludine fluuium in latitudine et longitudine mirabili et de multitudine ciuitatum in ripis fluuium, vt in vno: flumine 200. circiter ciuitates sint constitute, el pontes marmorei magne latitudinis et longitudinis vndique colonpnis ornati. hec patria digna est vt per latinos queratur, non solum quia lucra ingencia ex ea capi possunt auri argenti gemarum omnis generis et aromatum que nunquam ad nos deferuntur, verum propter doctos viros philosofos et astrologos peritos et quibus ingeniis et artibus ita potens et magnifica prouincia gubernetur ac etiam bella conducant, hec pro aliquantula satisfactione ad suam peticionem quantum breuitas temporis dedit et occupaciones me concepsserunt, paratus in futurum regie majestati quantum volel latius satisfacere. data florencie 25 iunii 1474.
A ciuilate ulixiponis per occidentem in directo sunt 26 spacia in carta signata quorum quodlibet habet miliaria 250. vsque ad nobilisim [am] et maximam civitatem quinsay. circuit enim centum miliaria et habet pontes decem et nomen eius sonat cita del cielo ciuitas celi et mulla mirand® de ea narrantur, de multitudine artificium et de reditibus. hoc spacium est fere tercia pars tocius spere, que ciuitas est in prouincia mangi, siue vicina prouincie Katay in qua residentia terre regia