‹ Les dominicains, leur raison d'êtreChapitre 29 sur 35 · QuÉTiF. Loc. cit., Il · texte numérisé non relu

QuÉTiF. Loc. cit., Il

trer la perpétuité de la pure dociritie de saint Thomas avant le XVIe siècle (1). »

Nous ne pouvons passer sous silence, Jérôme 8avonarole ( + 1498) qui, par son « Triumphus Crucis », où il développa la doctrine philosophique et théologique du saint Docteur, contribua à la réforme de la scolastique.

La vigilance de l'Ordre tout entier, la spontanéité et la vigueur avec laquelle les Prêcheurs défendirent toujours unanimement la doctrine de saint Thomas, sont, pour cette première époque, une garantie sûre de son authenticité.

Ii« ÉPOQUE. — XVI^ SIECLE JUSQU A NOS JOURS

La doctrine thomiste, attaquée à nouveau, mais avec plus d'astuce, par l'étude acharnée des anciennes littératures et philosophies qu'avait ressuscitées la Renaissance, dut se mettre plus que jamais sur la défensive.

Même dans l'Ordre, on abandonne Pierre Lombard, et les commentaires de saint Thomas, pour réétudier Aristote, qu'on commente toutefois par les œuvres du saint Docteur. Faul Barbus ( + 1494), F. Félicien, Louis de Ferrare ( + 1496), Dominiqiie de Flandre ( + 1500) en qui l'école scotiste et le nominalisme trouvèrent un savant et intrépide adversaire, furent de ce nombre. Ajoutons Pierre Crockaert de Bruxelles ( + 1514) qui, d'ardent nominaliste, devint un thomiste tel « qu'on croyait entendre le docteur angélique lui-même; du moins en était-il tout pétri (2). »

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