‹ Les douleurs de la vieChapitre 165 sur 292 · V. Patrologie de M. l'abbé Migiie, t · texte numérisé non relu

V. Patrologie de M. l'abbé Migiie, t

divine ; et d'ailleurs nous discuterons plus loin quelquesunes de ces idées. Voici le texte.

« Le serpent infernal, notre détestable ennemi, à qui nos saintes actions et nos religieuses pensées sont tourment et mort , que notre charité fraternelle offense , que notre foi irrite , que notre espérance tue , à qui est insupportable la commisération que nous avons les uns pour les autres; celui-là, dis-je, dans toute sa méchanceté, a répandu en quelques grands esprits un sentiment nouveau , injustifiable, entièrement contraire aux saints enseignements : à savoir, que nos bonnes œuvres ne sont d'aucun' profit aux défunts dans lautre vie , parce qu'il est écrit : Dieu a dit sur eux le dernier mot ^ ; et encore : Chacun apportera (au tribunal divin) les œuvres de sa vie corporelle, bonnes ou mauvaises-', et ailleurs : Qui vous rendra témoignage, Seigneur, dans les lieux bas^ ? ailleurs encore : « Tous rendrez à chacun selon ses actions '* ; » et enfin : Ce que chacun aura semé, c'est cela même qu'il recueillera^. — Mais, ô hommes si savants (je vous interpelle directement), approfondissez, et apprenez que grande en effet est la justice de Dieu le maître de tous, et que pourtant beaucoup plus grande est sa bonté ; que , si ces menaces sont terribles, nulle supposition ne peut atteindre au-delà de sa bonté, et qu'enfin dans ses jugements, bien que la terreur se présente à nous, l'océan de ses miséricordes surpasse toute parole humaine.

)) Considérez , en effet, ce que nous apprennent les saints ^ livres. Dans Sion, la ville du grand Roi , Judas Machabée , voyant le peuple qu'il commandait frappé par l'ennemi, et

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