‹ Les douze génies [poèmes scéniques] (volume 4)Chapitre 41 sur 49 · UN GARDE · texte numérisé non relu

UN GARDE

On ne monte pas !

VOIX d'HOMME du PEUPLE

— Quoi ! — Pourquoi ? — Je veux ! — Il faut Que nous montions !

les gardes, les repoussant Arrière ! Arrière !..

( Un instant de tumulte sur ce point. La foule devient de plus en plus nombreuse.)

REINHARDT, à Wolf

Ce qui vaut Beaucoup mieux que des cris, ou qu'un peu de tumulte Afin qu'une réforme efficace résulte Des efforts réunis de sages citoyens, C'est un bon plaidoyer " in aulam ".

wolf, farouche

Ces moyens Sont moins bons que la peur.

reinhardt, protestant

Mon cher Wolf!

WOLF

Trois cents têtes !

Voilà ce qu'il faudrait ! Ces ridicules fêtes, Ce plaisir d'acclamer un singe habillé d'or, Séduiront des cerveaux épais longtemps encor !

une petite fille, a sa mère

Je vais voir le Grand-Duc maman ? Vraiment lui-même ?..

voix, hors de la salle

Hurrah ! pour Monseigneur !...

{Acclamations .)

REINHARDT, à Wolf

Ecoutez !

wolf, haineux

Ce qu'on l'aime !..

REINHARDT

J'ai ma canne-poignard, sur l'avis de ce fou, Contre le peuple entier...

KARL

Ah ! Voilà Rothenfluh !..

lS3

{Rothenfluh un homme gros et grand, à la figure énergique et massive, descend en scène. Devant lui la foule qui déjà a envahi la salle, s'ouvre avec une certaine crainte. Il se dirige vers le groupe de ses a?nis, qui se tiennent à gauche de la salle \ en face du trône destiné au Grand-Duc .)

un bourgeois, a sa fetm?ie un peu craintivement

Tiens ! Voilà le boucher Rothenfluh, cet hercule !.. Un ennemi de l'ordre !...

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