‹ Les dragees de Suzette opera comique en un acteChapitre 19 sur 27 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

. , - JOSEPH pois VAN-TAFF,

JOSEPH

Il n’est pas tendre, le père Champeaux! Eh bien! ce n’est pas tout ça qui me pèse le plus sur l’estomac... Non !... c’est fa tromperie de celle coquine de scélérate, avec son air futé et ses petites griffes roses!... J’en tenais pour elle, quoi! et penser qu’elle me trahit pour un brigand, un voleur, un Cartouche!... Coquin de sort !... c’est au point que si je l’avais seulement là, à portée de la main... Grédié! c’est lui !...

ir grimpe rivement snr le pommier, Van'TafT entre 'en scène an billet à la . main. Il a changé d’habit.

VAN-TAFF, lisant.

« J’accepte votre rendez-vous, mon cher Van-Taff ! faites* moi seulement la grâce de revêtir l’un des habits du chevalier que je vous envoie, et ne vous étonnez pas si j’arrive moimême masquée et sous les habits de ma soubrette; ce sont précautions bonnes à prendre pour mes gens... Vos dragées sont excellentes et j’en ferai bon usage! >

La nuit commence k tomber.

JOSEPH, k part, snr le pommier.

Qu’est-ce qu’il rumine?...

A merveille! j’ai l’habit du chevalier sur les épaules, et voici le lieu du rendez-vous! Germain doit être à son poste! Ah! diantre! et mon masque?,.. Je l’ai laissé dans la poche de mon habit !... Bail ! maintenant que j’ai été vu de ce lourdaud, qu’importe? La violence n’a que faire d’ailleurs dès que l’amour se met de la partie, et si j’en crois le ton de ce billet... N’entends-je pas marcher?...

JOSEPH, & part.

Qu’est-ce qui va se passer, mon Dieu t J’en ai le frisson I

VAN-TAFF

Oui, c’est ellel... Comment ne pns la reconnaître à la grâce avec laquelle elle porte ces habits de soubrette I

Surette entre en scène, elle est nutsqnée.

Page 1