COUPLETS
Au jour Suzon s'éveille;
' ' Elle emplit sa corbeille
Des présents du mallu. ,
L’amour sVn fait des armes;.
Il emprunte ses charmes A mon joli butin I Dames et demoiselles Qui voulez être belles,
Laissez-là vos bijoux !
Vite, fleurissez-vous!
ïSie s'assied sons la tonnelle et dispose ses Senrs. — Joseph parait à la fenêtre de la maison.
^ JOSEPH, se détirant les bras.
Brrr t... Tiens I c’est mam’zeUe Suzelte I
il s’acconde snr la fenêtre et éeoote.
SÜZETTE, tont en arrangeant ses fleurs.
Galants qui voulez plaire,
Si l’amour- vous éclaire,
Fiez-vousàmes flenrsl ^
” La languè en est tacile ;
C’est Vemblême docile De la joie ou des pleurs I
(Se lerant.)
Dames et demoiselles , ■ . ^ ‘
, Qui voulfï être belles *' , '
, Laissez-là vos bijoux,
Vile, fleurisses-vous. ’ ■
JOSEPH, à pari.
Est-elle gentille tout de même (Haut.) Bonjour, mam’zelle Suzette I
, SUZETTE
Tiens 1 c’est vous, monsieur Joseph 1 ,,
JOSEPH
Comme vous voyez !
SUZETTE
Vous m’écoutiez donc?
JOSEPH
Eh! parguenne! oui!
SUZETTE
C’est bien aimable à vous.
JOSEPH
Tout de même.
Descendez donc!... vous avez l’air là haut d’un oiseau dans sa cage... c’est gênant pour causer...
JOSEPH
Ahl voilai c’est que mon père m’a enfermé I
SUZETTE
Gomment!
En fermant la porte.
JOSEPH
SUZETTE
J’entends bien 1 mais pourquoi I
JOSEPH
Pour m’empêcher de sortir, donc 1
SUZETTE
Et la cause?'
JOSEPH
La cause?... Eh l eh! je crois bien que c’est vous, mam’zelie.