SCÈNE XIV
Les Mêmes, GERMAIN.
Germain entre par la petite porte do fond et s’arrête slopéfait en royant
Van-Taff.
GERMAIN
Que vois-jel... mon maîlre.
TOUS
Son maître !...
GERMAIN
Monsieur Van-Taff!
TOUS
Van-TaffI
Ah bahl...
lOSEPH.
GERMAIN
Mais’ alors, monsieur, c’est donc le chevalier qui vient de partir dans votre carrosse avec mademoiselle Sallé?
VAN-TAFF
Mademoiselle Sallé !...
SUZETTE, se démasquant.
Ëh oui! puisque je suis Suzette!
VAN-TAFF
Suzette!
JOSEPH
Ah bah !
SUZETTE, prenant des mains de Germain dos papiers que les reeors vieoDent de lui remettre.
Suzette à qui vous avez promis les lettres de change du chevalier, et qui vous donne quiliance.
Elle déchire les lettres de change.
AhI petit serpent!... me rapportes-tu mes dragées, au moins? ^ c ' i .
Sqi^TTE.,
Fi donc! ma maîtresse les a lotîtes mangées! Il ne reste plus que les amandes.
JOSEPH
AhI bahl
VAN-TAFF
Ehl bien 1 rends-moi les amandes!
SUZETTE
Et ma dot.
VAN-TAFF, à part.
J’étouffe !
CHAMPEAUX
Quelle dot? quelle dot ?
Soixante bonnes mille livres, monsieur Champeaux! , préférez vous encore Javoilel
CHAMPEAUX, jetant Suzette dans les bras de Joseph.
Joseph! voilà la femme!
JOSEPH
Âh! bah !
VAN-TAFF
Morbleu ! mais ce diable de chevalier lui' donne donc diamants gros comme la tête?
SUZETTE
Non, monsieur, rien que des bouquets.
VAN-TAFF
Des bouquets ?
KEPRISE DO FINAL.
SUZETTE
Oui, mais quand l’amour s’en mêle ■ , - Lès'ftpurs de certain chevalier ' Valent bien pour certaine belle • ' Les perles de certain banquier !
Ati jour Suzon s’éveille •; Elld emplit sa curbeille
, Des présents du malin.
L’amour s’en fait des armes; y-' emprunte ses charmes A mon joli butin ;
'■ Dames et demoiselles
Qui voulez être belles.
Laissez là vi'S bijoux Vite, fleurissez- vous !
TOUS
Dames et demoiselles Qui voulez être belles Laissez- là vos bijoux Vile, fleurissez-vous!
^ - --La toile tombe.
me
des-
N.2. d’ invent;